Coupe du monde de rugby: Coucou, c'est le retour de la hype Frédéric Michalak avant l'Irlande

RUGBY Le demi d'ouverture des Bleus a sorti un très bon match contre le Canada...

Romain Baheux

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Le joueur de l'équipe de France de rugby, Frédéric Michalak, face au Canada, le 1er octobre 2015.
Le joueur de l'équipe de France de rugby, Frédéric Michalak, face au Canada, le 1er octobre 2015. — C.ENA/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Milton Keynes (Angleterre),

A voir Frédéric Michalak s’infiltrer dans la défense canadienne, sortir des gestes de classe comme un écolier les affaires de son cartable et réussir un 100 % au pied, on s’est demandé si la pelouse de Milton Keynes n’avait pas été prise dans une faille spatio-temporelle. On a regardé autour mais non, pas de retour en 2003 et sa première Coupe du monde où le gamin avait régalé avant de se noyer en demie contre l’Angleterre. On était bien en 2015 à son troisième Mondial, celui où il est devenu le meilleur buteur de l’histoire des Bleus dans la compétition.

En zone mixte, les louanges ont plu sur l’intéressé. « Quand je l’ai sélectionné, on m’a dit que j’étais fou, glisse Philippe Saint-André. Contre l’Angleterre, l’Ecosse, l’Italie et ce soir [jeudi], il a montré qu’il était un joueur de classe. » « Il n’y a qu’en France qu’on l’a remis en question, souligne Vincent Debaty. Il a beaucoup de titres et plus de 70 sélections. Ça mérite le respect. » « Il met en confiance, ajoute Alexandre Dumoulin. Il fait tout pour que tout le monde soit à son maximum et nous aide par ses qualités de buteur. »

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Bien donc, mais à confirmer d’autant que la constance n’est pas la qualité première du garçon. Michalak, dont la saison a été perturbée par les blessures, va maintenant frotter sa forme retrouvée contre l’Irlande, premier gros test des Bleus et finale annoncée de la poule dans dix jours. « Il va falloir qu’il réédite ces performances contre des paquets d’avants plus consistants », prévient son entraîneur à Toulon et consultant pour TF1 Bernard Laporte.

En attendant le XV du Trèfle, ses partenaires vont quand même essayer de le couver, la fameuse malédiction sur le dix tricolore dans un coin de la tête. « C’est quelqu'un de discret qui n’aimerait pas que toute la lumière soit sur lui et qu’on ne retienne que sa performance individuelle dans cette victoire », explique Yannick Nyanga, son ancien équipier à Toulouse. Ça serait dommage de perturber une mécanique dont la remise en route a été longue.