PSG - Losc : « Des limites ont été franchies »... Maître Leonardo vole au secours de Pochettino et ses joueurs

FOOTBALL Le directeur sportif du Paris Saint-Germain a gratifié l'assistance d'une masterclass en zone mixte après PSG-Lille

William Pereira
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Oui, bon, on a encore utilisé Paint
Oui, bon, on a encore utilisé Paint — SIPA (montage WP)

Savoir se placer en zone mixte est un art. Il y a ceux qui font les mauvais choix, comme un de nos confrères dégoûté d’être allé boire les poncifs de Mauricio Pochettino en conférence d’après-match, et ceux qui font les bons. Coup de chance, on s’est retrouvé dans le second lot, celui des types accoudés à la rampe du couloir du Parc façon piliers de bars qui n’ont eu qu’à tendre le micro pour récolter la diatribe de Leonardo, dont la prestation théâtrale relève quasiment du stand-up. Grimaces, mimiques, punchlines grandiloquentes… Le Brésilien a livré en zone mixte une prestation aboutie pour défendre l’institution PSG en long, en large et en travers avec le soupçon de mauvaise foi que ça implique. Si chacun trouvera à y redire sur le fond, sur la forme, tout le monde est d’accord : c’est pour ces moments cultes qu’on campe par terre comme des zadistes à la fin des matchs.

Le fond, donc. En fin négociateur, Leo concède d’abord que le PSG ne joue pas aussi bien qu’il l’espérerait. « Les critiques, ok, mais les bonnes. Qu’il y a des choses à améliorer, c’est une évidence, c’est même normal. » Pour mieux dérouler derrière. « Je n’aime pas trop la manière dont on juge tout ça. Je pense qu’il y a une manière de parler et des critiques qui sont un peu gratuites. » La suite est un grand plaidoyer de maître Leonardo en faveur des Parisiens qu’il estime injustement critiqués, à commencer par l’entraîneur.



Pochettino, pas un branquignol

Ce que dit Leonardo : « Des limites ont été franchies. De dire que le coach ne comprend rien au football, qu’il est né hier, que les grands joueurs qu’on a pris sont nuls. A en entendre certains parler on a l’impression que le coach ne comprend plus rien, ne sait pas ce que c’est qu’un fond de jeu. Oui, il cherche, tout le monde cherche. Pochettino quand il était arrivé c’était un top 5, maintenant, il ne comprend plus rien. On fera les comptes à la fin. Tout le monde a besoin de temps. »

Ce qu’on en pense : On plaide coupable sur les blagues un peu faciles sur Pochettino, notamment sur sa passion pour les citrons, chasseurs de négativité. Pour le reste, il faut quand même admettre que le coach parisien se tire une balle dans le pied à chaque fois qu’il balance des banalités en conférence de presse plutôt que d’en profiter pour étayer ses idées de jeu. Parce que celles-ci, si elles existent, et elles existent sûrement, ne sautent pas aux yeux les jours de match. Même si c’était mieux lors de la dernière demi-heure contre Lille.

L’hygiène de vie de Neymar et compagnie

Ce que dit Leonardo : « Neymar est un joueur expérimenté, [vendredi] il a fait un grand match. Si c’était un joueur qui faisait toujours la fête, il n’aurait pas fait pas un match comme ça, il ne court pas 90 minutes, c’est impossible. Il ne faut pas croire qu’on ne sait rien, qu’on apprend des choses comme ça, que les joueurs font la fête je ne sais pas où, ça ne correspond pas à la vérité. On parle avec les joueurs s’ils ne font des choses qui ne sont pas bonnes. »

Ce qu’on en pense :

Non, sérieux, on en pense quoi ? Neymar a été grand pendant une demi-heure, mais par la passe, en témoigne son offrande à Di Maria sur le but vainqueur. Mais on ne peut pas l’ériger en modèle physique et oublier qu’il ne passe quasiment plus en un contre un alors que c’est un des meilleurs, sinon le meilleur dribbleur du monde. Et puis c’est quand même pas nous qui inventons les stories de bouteilles de pinard sur Insta, bon sang.

La forme physique de Sergio Ramos : pas une surprise

Ce que dit Leonardo : « Ramos, c’est la presse espagnole qui joue un jeu et vous jouez le jeu de la presse espagnole. Parce qu’ils ont envie de dire que Ramos est nul. Mais on est en chemin, nous on savait tout. »

Ce qu’on en pense : Pas grand-chose. Le PSG est moqué pour une rumeur plus ou moins démentie sur les pseudo-tests physiques impressionnants de l’Espagnol lors de sa visite médicale au club, mais au vu de la non-sélection du bonhomme pour l’Euro, personne ne pouvait dire qu’il ne savait pas. Ce qui n’empêche pas de dire que cette histoire sent le sapin à des kilomètres. Tic, tac, tic, tac… L’horloge tourne et Ramos n’a toujours pas joué un match.