Monaco - PSG : Paris remporte sa 14e Coupe de France à l'expérience contre des Monégasques émoussés

FOOTBALL Le PSG évite la saison blanche en s'offrant une nouvelle Coupe de France

William Pereira

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Coupe de France : Le débrief express de Monaco-PSG — 20 Minutes

Au Stade de France,

Pas toujours évident de faire la bascule sur la fin de saison quand on a mis les pieds dans le grand bain de l’Euro, encore que, cette finale de Coupe de France entre le PSG​ et l’AS Monaco nous paraissait bien mignonne sur le papier. On ne peut pas dire qu’on a ronflé, mais le 14e sacre des Parisiens (2-0) s’est dessiné un peu trop vite pour susciter l’enthousiasme. Les vainqueurs du soir s’en frottent les mains. Sereins tout du long, ils s’assurent de remporter au moins un titre cette saison, en attendant un miracle, ce week-end. Les Asémistes, eux, vont encore devoir patienter avant de soulever la Coupe de France pour la première fois en ce siècle.

Disasi offre la Coupe à Paris

A bien regarder la feuille de match pendant qu’Emmanuel Macron racontait son retour en terrasse aux 22 titulaires de la rencontre, on se disait pourtant qu’il y avait là un coup à jouer pour Monaco sans Neymar en face et avec un milieu parisien dépourvu de créatifs. Mais le trio Gueye-Paredes-Danilo a pu bénéficier d’un début de match assez attentiste de l’ASM, qui laissait aux seuls Sidibé et Disasi la responsabilité du combat physique. Rongé par le remords après ses premiers coups de tatane sur les tibias de Mbappé – dont on retiendra la percée phénoménale au quart d’heure de jeu – l’ancien Rémois a acheté son pardon en bazardant une relance dans les pieds de l’international français, lequel ne s’est pas fait prier pour servir Mauro Icardi (19e). Plus asado que feuille de match, l’Argentin ne tremble pas, 1-0.

Monaco, réveil tardif

La gifle aura eu le mérite de réveiller les challengers mais comme souvent dans des finales aussi fermées, le sort de la rencontre était scellé dès lors que Paris était passé devant. Pour l’histoire, on dira que Monaco s’est battu, est remonté de deux, trois crans sur le terrain en pressant intelligemment sur les Parisiens pas très copains avec le ballon comme Kehrer ou Diallo, et a même touché la barre (68e). Tombeur à deux reprises du PSG cette saison, Monaco avait trouvé la formule en Ligue 1, mais s’est finalement révélé trop naïf pour un adversaire habitué à ces rendez-vous où tout se joue sur un soir. Fort de son avance, la team Pochettino s’est contentée d’attendre que l’orage passe, et que Kylian frappe à nouveau. D’abord sur la barre (80e), puis dans le but de Majecki. Merci, au revoir. Vivement l’association en Bleus avec Karim Benzema.