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Face au Sco, Paris et Icardi font le plein de confiance pour la suite

PSG – Angers : De la confiance avant les grosses échéances pour Icardi et le collectif parisien

FOOTBALLLe PSG sort grandi de sa nette victoire contre Angers en quarts de finale de Coupe de France
William Pereira

William Pereira

Deux mois, c’est long. Et c’est le temps qu’il a fallu au PSG pour gagner à nouveau deux matchs de suite au Parc des Princes, contre Saint-Etienne en Ligue 1 et donc Angers (5-0), ce mercredi en Coupe de France. L’histoire a prouvé qu’à l’ère incertaine que nous traversons, cela ne voulait pas toujours dire grand-chose, mais Mauricio Pochettino, « très content du résultat » ne crache évidemment pas sur un succès convaincant. D’autant plus que ce match a permis de mettre en lumière un joueur pas forcément à son avantage depuis le début de la saison, Mitchel Ba… heu, Mauro Icardi.

Auteur d’un joli triplé mercredi, l’Argentin avait jusqu’ici brillé du côté de l’infirmerie, où des blessures au genou, à l’aine et la cuisse l’ont souvent éloigné des grandes joutes parisiennes. L’entraîneur ne s’y trompe d’ailleurs pas quand il félicite « le service médical et performance pour Mauro » en conférence de presse. Six buts en 16 apparitions en Ligue 1 pour un attaquant payé 50 plaques qui joue au mari macho sur les réseaux, ça fait cher, et encore plus par les temps qui courent. Ça n’a pas empêché Paris d’atteindre les demies de Ligue des champions, mais pour aller encore plus loin, ça peut toujours servir d’avoir un Icardi en forme. Normal, donc, que Poche s’enthousiasme en constatant que l’un de ses plus beaux joujous offensifs remarche à l’endroit. « Je suis très content pour Icardi, il engrange des minutes. » Et des buts, donc. Parlons-en, tiens, de ses trois pions.

Le triplé d’Icardi

1-0, 9e : Parfaitement lancé dans l’axe par « Youlian Draxla », Mauro ajuste Butelle d’un petit tir à ras de terre parfaitement ajusté. Ajoutez à cela l’appel de balle dans le bon tempo et vous avez la panoplie complète du renard.

3-0, 68e : Pas le plus difficile de sa carrière. Angel Di Maria avait fait le plus dur en éliminant les trois quarts de la défense angevine d’un crochet et d’un coup du foulard de malade. Mais s’il est friand d’asados, Icardi sait aussi apprécier le caviar quand il est servi sur un plateau d’or.

5-0, 90e : La mine de brute épaisse en première intention, la seule, la vraie. Typique du mec à qui la victoire ne suffit pas et dont le bonheur se trouve dans l’humiliation de l’autre. La reprise de volée sans pitié de l’attaquant qui s’est racheté une confiance en 90 minutes, quoi.

Le groupe a répondu présent

Au-delà de la performance remarquée de son buteur, Mauricio Pochettino se réjouit de constater le haut degré d’implication de son effectif, y compris parmi ceux qui n’ont pas trop l’habitude de jouer. Sergio Rico a fait du Navas dans les cages quand c’était nécessaire et Mitchel Bakker s’arrachait pour ne pas laisser des ballons sortir en touche comme si ça vie en dépendait à 3-0 pour Paris. Et puisqu’on parle du boulanger batave, difficile de passer à côté de son petit pont de la semelle sur Thioub en première période : un délice pour les yeux que n’a pas manqué de saluer la tribune presse.

« Les joueurs sont en chair et en os, ce ne sont pas des machines, a rappelé Mauricio Pochettino. Quand les résultats ne sont pas là, des questions se posent, mais ça prouve qu’on peut faire des changements et que tout le monde répond présent. » Reste désormais à savoir si l’enthousiasme collectif entrevu dans certaines séquences offensives, comme celle qui mène au « alley-oop » de Neymar, est un nouveau feu de paille ou si le PSG en a fini avec son jeu de montagnes russes. Au vu des prochaines échéances, il vaudrait mieux que ce soit la seconde option.