Bayern Munich – PSG : Bricoleur, Pochettino s’en est bien sorti malgré les absences et blessures

FOOTBALL Mauricio Pochettino a redoublé d’imagination pour permettre au PSG de tenir bon face au Bayern

William Pereira

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Enlevez-nous Paint et photoshop (épisode 673)
Enlevez-nous Paint et photoshop (épisode 673) — 20 Minutes Productions

C’est le lot du football version pandémie mais il n’empêche que Mauricio Pochettino se passerait bien des innombrables absences répétées au sein de son effectif. Car ces « hauts et bas » qui sonnaient comme des excuses de mauvais perdant dans la bouche de l’Argentin après la défaite contre le Losc en L1 sont encore venus se mettre en travers du chemin du Paris Saint-Germain contre le Bayern Munich. Sans grandes conséquences pour le moment, certes, mais il est encore un peu trop tôt pour se réjouir.

D’une, parce qu’il reste un match – précédé d’un autre à peine moins important à Strasbourg – et de deux, parce qu’il n’est pas encore dit que le cas le plus inquiétant, celui de Marquinhos​, connaisse une issue heureuse. Le Brésilien, sorti à la demi-heure de jeu après avoir inscrit le deuxième but parisien a senti, d’après son entraîneur, « une douleur aux adducteurs. On espère que ce n’est pas grave et qu’il sera rapidement disponible ». On l’a bien compris, pour l’heure, tout ceci relève plus de la prière que de l’analyse médicale.

Thomas Tuchel, sors de ce corps

Au cas où la mauvaise nouvelle Marquinhos s’étendrait plus loin que quelques jours, le technicien argentin pourra toujours puiser, comme ce fut le cas mercredi, dans le vivier expérimental de son prédécesseur. Vous avez deviné ? Bingo, on parle bien de Danilo Pereira. Reconverti de force en stoppeur par Thomas Tuchel, le Portugais a rendu de fiers services à l’Allianz Arena, notamment dans les airs, bien que fautif sur le but de Choupo-Moting. Il était de toute façon bien plus opérationnel que Thilo Kehrer, encore chamboulé par la déferlante de harcèlement en ligne dont il a été victime après Lille et Abdou Diallo, sorti à la mi-temps car malade.

Bien sûr, Poche et le PSG ne sont pas les seules victimes du Covid ou du rythme effréné de la saison. Le Bayern doit composer sans Lewandowski pour les quarts et a perdu Gnabry à la dernière minute avant le match aller, avant de voir Goretzka et Sule sortir prématurément mercredi. Mais aux entrées de Davies ou Boateng il faut opposer celle de Mitchel Bakker ou la titularisation de Colin Dagba. Sans oublier que le technicien parisien a réussi la prouesse de faire courir Julian Draxler pendant 90 minutes au milieu de terrain, lequel s’est d’ailleurs avoué cramé à la fin de la rencontre. Bon, ok, on s’égare un peu du sujet.

Partant du postulat un peu trop optimiste que personne ne sortira blessé du déplacement à Strasbourg et qu’aucun nouveau cas de Covid ne se déclarera dans l’effectif parisien, Paris enregistrera au moins deux renforts de poids pour le match retour : Paredes et Verratti (le cas de l’Italien reste néanmoins flou). Enfin, Pochettino peut également applaudir Neymar, dont le coup de sang contre Lille s’avère être a posteriori une idée de génie puisqu’il lui permettra de rester sous cloche pendant une semaine. Pas de refus par les temps qui courent.