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PSG-OL: Couloir gauche, intensité... Cinq trucs que Paris peut encore améliorer malgré son départ canon
FOOTBALL•Le PSG est imbattable en France. Mais le pire, c'est que cette équipe est nettement perfectible...William Pereira
Encore raté. On y a cru fort, très fort pendant une heure, mais en fait non : le Paris Saint-Germain n’a aucun rival en championnat. Lyon sévèrement vaincu, il ne reste au PSG que le Losc capable de lui opposer une moindre résistance. Les deux équipes se joueront début novembre. Mais autant vous le dire tout de suite, c’est terminé, ne comptez plus sur nous pour croire à un come-back miraculeux du suspense dans notre beau championnat. C’est-à-dire que… neuf matchs, neuf victoires, huit points d’avance sur le dauphin. C’est plus la Ligue 1, c’est la Ligue des Masters, le bazar. Même Kylian Mbappé a eu du mal à dire que le championnat n’était pas encore plié. Le 7 octobre. Rendez-vous compte ! Kyky au micro, donc :
« « Pas pour moi, après c’est sûr qu’on a pris une bonne avance et que maintenant il va falloir venir nous chercher, mais c’est à nous de continuer, c’est à nous de nous fixer des défis et de se calquer que sur nous. Je pense que notre plus gros adversaire c’est nous-même, je pense qu’en faisant les choses bien, on peut accomplir des belles choses cette année. » »
Ça sera donc Paris vs Paris dans l’Hexagone et l’Europe pour se bastonner avec le gratin. On gagne difficilement le Tour de France en ne s’entraînant que pour le contre-la-montre, mais les hommes de Tuchel n’ont pas le choix : ils devront travailler dans une soufflerie nommée Ligue 1. Celle des talents, paraît-il. Tant qu’à faire, on a pointé plusieurs axes de progression pour le futur champion de France 2018-19 après le match contre l’OL.
>> Faire quelque chose pour le couloir gauche
On va finir par croire à une malédiction ou un truc du genre. Juan Bernat est bien parti pour faire aussi bien voire mieux que Layvin Kurzawa dans la médiocrité défensive, et c’était vraiment pas gagné d’avance. L’ancien du Bayern a encore été le talon d’Achille parisien contre l’OL. Les trois quarts du temps, le jeu passait par son côté, pas tant parce que Bertrand Traoré passait en un contre un qu’en raison d’erreurs de placement de l’Espagnol. Sans parler du déchet dans la relance. Doit mieux faire sous peine d’être sacrifié au nom de la jeunesse locale. N’Soki n’est pas loin.
>> Continuer à bosser sur l’intensité
Si le PSG a tartiné les Gones, c’est en grande partie grâce à un scénario favorable (10 vs 10, plus d’espaces, tout ça). Mais avant les expulsions et bien que déjà devant au score, Paris s’est montré fébrile tant dans le jeu que mentalement. Avant Tousart, on a bien cru qu’un deuxième parisien – notamment Neymar – prendrait rouge vu la tournure MMA que prenait la bataille du milieu de terrain. L’intensité, ce n’est pas coller des coups de crampons dans les chevilles de l’adversaire. Enfin un peu, mais pas seulement. Il y a aussi le pressing en bloc, la volonté d’aller vite vers l’avant avec le ballon. Et ça, quand Lyon était à onze, on l’a très peu vu. De fait, on ne le voit pas dès lors que le niveau de jeu s’élève. Il faudra franchir le cap dès Naples en Ligue des champions.
>> Trouver un milieu de terrain supplémentaire
Certes, ça sera impossible avant le mercato hivernal. Mais de constater sur la feuille de match de dimanche soir que Marco Verratti était le seul milieu dont disposait Tuchel dans son onze de départ nous a fendu le cœur. Voir Marquinhos plein de bonne volonté mais complètement paumé dans l’entre-jeu, aussi. Peut-on décemment avoir des ambitions sur la scène continentale avec une attaque aussi puissante qu’Anthony Joshua et un milieu aussi mou que le ventre de Tyson Fury ?
>> Résoudre cette affaire de gardien titulaire
Gianluigi Buffon est un monstre, une légende du football. Ce sport se souviendra longtemps de lui. Il a encore démontré dimanche qu’à son âge il avait des réserves insoupçonnées. Ceux qui en doutent n’ont qu’à revoir sa détente sur le joli lob de Memphis Depay. Mais jusqu’ici, Alphonse Areola a aussi été brillant. Ce qui rend la tache de Thomas Tuchel compliquée. Pour le moment ça se passe bien, c’est le début de saison, on fait tourner et tout le monde est content. Mais à un moment donner, il faudra bien faire un choix. Ces histoires de « y’a pas de gardien numéro un » ne réussissent généralement pas trop au PSG.
>> Mettre un vrai virage d’ultras face à Auteuil
Quand on voit ce que donne la tribune Auteuil remplie de haut en bas comme dimanche et unie dans le seul but de faire exploser les tympans adverses, on se dit que, si c’était possible, avec un virage Boulogne aussi performant en face, il y aurait de quoi faire trembler n’importe quelle grande formation européenne dans un Parc bouillonnant. Un doux rêve, surtout quand on sait que les ultras se sont tiré une balle dans le pied avec les incidents de mercredi soir en Ligue des champions. Une trentaine d’entre eux a vu leur abonnement au club être suspendu dans les jours suivants. D’où les nombreux « liberté pour les ultras » entendus lors de PSG-OL. Mais Nasser Al-Khelaïfi s’est montré très ferme là-dessus en zone mixte. « La sécurité est très importante pour nous. »


















