PSG-Anderlecht: Fini les egos, bonjour le collectif... C'est officiel, Paris est redevenu une équipe

FOOTBALL Au-delà du score, le PSG a livré un nouveau match convaincant sur le plan collectif...

William Pereira

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Cavani et Kurzawa/ AFP PHOTO / Valery HACHE
Cavani et Kurzawa/ AFP PHOTO / Valery HACHE — AFP

Les chiffres sont ce qu’ils sont. Une manita, plus de quatre buts par match en moyenne en Ligue des champions. Le Paris Saint-Germain est en grande forme Mais les chiffres ont leurs limites et la double-confrontation contre Anderlecht en est le meilleur exemple. A l’aller, les hommes d’Unai Emery avaient nettement battu les Belges (4-0). Mais ceux qui ont vu le match s’inquiétaient du rendement collectif de l’équipe. Verratti en quarterback qui envoie des ballons à la MCN, isolée à l’avant façon Corée du Nord sur la scène internationale ? Non merci. On l’a finalement vu contre l’OM, ce système ne pouvait pas fonctionner.

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Résultat, contre Nice puis hier au Parc, pour le second round avec Anderlecht, le PSG a tout changé. Très bien placé sur le terrain pour analyser le jeu de ses partenaires et encore plus vu qu’il n’a été que peu sollicité, Alphonse Areola se félicite de la partition jouée par ses camarades.

« On a été bons offensivement, défensivement. On a bien fait tourner le ballon, on a eu la possession. C’est notre jeu. »

Fini les grosses cacahuètes vers l’avant, l’équipe coupée en deux, les rushs inutiles de Mbappé - Neymar n’a quand même pas pu s’empêcher d’en faire - les latéraux qui ne montent pas, etc. Paris a attaqué à dix et défendu à onze. Forcément, Unai Emery a apprécié. « L’équipe a joué 90 minutes à fond. Nous avons su nous créer des opportunités dès le début. Et même jusqu’à la fin. Aujourd’hui, je pense qu’on peut être contents. Les supporters se sont régalés », s’est réjoui le Basque.

Du travail tactique au repositionnement de Draxler

Mais concrètement, qu’est-ce qui a changé ? D’abord, on observe une large utilisation du champ lexical de l’équipe et du bonheur, et toujours à la troisième personne (« on est contents, on a fait un bon match, on s’est améliorés, etc »). Personne n’a cherché à se mettre en avant et cela semblait sincère même si on imagine qu’il y avait une part de langue de bois. Ensuite, d’un point de vue pratique et si l’on en croit les paroles d’Areola, cette progression soudaine n’est que le fruit « du travail ». On remerciera Adrien Rabiot, plutôt bavard dans les couloirs du Parc, de s’être montré un poil plus précis.

« On a travaillé là-dessus, ouais. C’était différent à Anderlecht où on était moins équilibrés. C’était mieux ce soir, c’était mieux contre Nice aussi. On a appliqué les consignes. On va continuer de travailler dans ce sens et je pense que ça sera de mieux en mieux. »

N’en déplaise à Neymar, les séances vidéo du coach ont porté leurs fruits, tout comme le repositionnement de Julian Draxler en milieu relayeur, LA vraie trouvaille du début de saison. De par sa volonté d’aller vers l’avant, ses qualités techniques et un volume de jeu qu’on ne lui connaissait pas, l’Allemand ajoute du liant et de la maîtrise dans l’entre-jeu du PSG. « Julian, on sait qu’il ne joue pas à son poste mais il le fait. Et il le fait même bien », précise Rabiot, qui n’oublie pas de saluer les entrées de Lo Celso et le retour du chouchou parisien Javier Pastore​. « C’est bon pour le groupe, on va en avoir besoin pour la suite. » Champ lexical du collectif, encore une fois. C’est indéniable, il se passe quelque chose.