PSG-Lyon: «Beaucoup nous voyaient prendre une grosse claque», les Lyonnais fiers malgré la défaite
FOOTBALL•A un peu de réussite, les joueurs de l’OL auraient pu repartir de Paris avec une belle victoire…Au Parc des Princes, Nicolas Camus
Pour ceux qui ont eu le courage de regarder le match contre l’Apollon Limassol jeudi soir en Ligue Europa, la prestation de l’OL au Parc dimanche a dû être un choc. Indigents à Chypre, même s’ils sont passés à quelques secondes de la victoire (1-1), les Lyonnais auraient très bien pu frapper un grand coup en venant s’imposer sur la pelouse du riche PSG. Entre un penalty qui aurait pu se siffler, une frappe de mule sur la barre à 0-0 et deux malheureux buts contre leur camp dans le dernier quart, ils n’ont pas pris la marée annoncée, loin de là.
« Beaucoup s’attendaient à ce qu’on prenne une grosse claque, ça n’a pas été le cas. On a montré le vrai visage de l’OL, avec de bonnes intentions, on n’a pas à rougir. Il y a de la déception car on perd le match mais aussi de la fierté par rapport au contenu », résume Anthony Lopes. Tous ses coéquipiers qui se sont arrêtés devant les médias en zone mixte ont dit la même chose. « On a bien su les contenir. Le match bascule sur le premier but, avant ça on ne les a pas sentis sereins, raconte Jérémy Morel. On a un peu de malchance, et eux, on ne peut pas dire qu’ils n’aient pas eu de réussite. »
« Comme souvent, la fortune sourit aux puissants »
Et voilà comment on fait ressortir le fameux concept de « défaite encourageante ». « On n’est pas passé loin d’un exploit, note Bruno Genesio. L’important dans le foot c’est les points, et on en a zéro, mais si on reproduit ça, il y a de quoi être optimiste. » Les motifs de satisfaction sont réels, en effet. Tete a tenu tête à Neymar, qui n’est jamais passé face à lui en un contre un arrêté. Ndombélé, arrivé d’Amiens en août, a sorti un match XXL et il ne faudra pas être étonné si vous entendez le nom d’Essien prononcé dans les prochaines semaines (à tort ou à raison, ça on ne sait pas encore).
Il faudrait juste que Depay et Traoré pensent à vraiment frapper dans le ballon plutôt que faire des passes au gardien adverse, et que Mariano travaille son jeu de passes… « On aurait pu être un peu plus agressif devant. A nous aussi de mieux gérer les occasions qu’on peut se créer », reconnaît Morel.
Pour être complet, on ne pouvait se quitter sans l’avis de Jean-Michel Aulas, qui a profité de la prestation honorable de son équipe pour mettre deux petits taquets. « Comme souvent, la fortune sourit aux puissants, dit le président, sourire en coin. Je suis fier de mes joueurs et de Bruno [Genesio] car il a posé beaucoup de problèmes à son adversaire alors que j’avais lu dans certains médias spécialisés qu’on ne devait pas exister. » Au moins, il n’y a pas besoin de savoir lire entre les lignes.



















