Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Pékin rappelle sa « tolérance zéro » sur le dopage après le rapport de l’AMA

JO 2024 : Après la polémique des nageurs chinois contrôlés positifs, Pékin rappelle sa « tolérance zéro » sur le dopage

Piqûre de rappelL’Agence mondiale antidopage n’avait pas sanctionné les nageurs contrôlés positifs aux JO de Tokyo
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

La Chine, via la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Ning, a rappelé ce vendredi, lors d’une conférence de presse, qu’elle avait une « tolérance zéro » avec le dopage après la publication la veille d’un rapport indépendant concluant que l’Agence mondiale antidopage (AMA) n’avait pas favorisé les 23 nageurs chinois contrôlés positifs mais non sanctionnés avant les Jeux de Tokyo en 2021.

Dans la tourmente après les révélations de la chaîne allemande ARD et du New York Times en avril, l’AMA répète depuis le début qu’elle n’a commis aucune faute en ne sanctionnant pas ces nageurs contrôlés positifs à la trimétazidine avant les JO de Tokyo en 2021, acceptant l’argument des autorités chinoises d’une « contamination alimentaire » dans un hôtel.

L’Usada accuse l’AMA

« Les informations contenues dans le dossier montrent que l’AMA a fait son travail de manière autonome, indépendante et professionnelle, et qu’il n’y a pas de preuve du contraire », a déclaré le procureur suisse Eric Cottier, cité jeudi dans un communiqué de l’AMA qui l’avait missionné.

Son rapport provisoire, publié le 9 juillet, à deux semaines de l’ouverture des JO de Paris, portait déjà les mêmes conclusions et exonère donc l’AMA dans cette affaire alors que l’Usada, l’agence antidopage des Etats-Unis, l’accuse depuis le début de l’avoir étouffée.

Les conclusions du rapport « ne font que confirmer nos inquiétudes », a réagi dans un communiqué le patron de l’Usada Travis Tygart, demandant une enquête plus approfondie. « Les athlètes propres donnent tout ce qu’ils ont pour atteindre l’excellence et ce rapport montre que le régulateur mondial de l’antidopage ne leur a pas donné la même chose en retour », a-t-il ajouté.

Un groupe de travail mis sur pied

Les règles antidopage et les procédures administratives de l’AMA pourraient toutefois être renforcées, note cependant le rapport final, et il y a « certainement des leçons à tirer de cette situation », a reconnu Olivier Niggli, le directeur général de l’agence internationale.

Le rapport recommande par exemple d’améliorer les lignes directrices internes de l’AMA pour la gestion des cas de dopage, de mieux communiquer sur les cas présumés avec les agences nationales antidopage et les athlètes, et d’optimiser une base de données appelée « Adams » pour alerter les responsables en cas de retard dans l’analyse des tests. Un groupe de travail a été mis sur pied pour soumettre des recommandations en décembre, a indiqué le gendarme mondial de l’antidopage.