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Au moins 40 athlètes testés positifs au Covid pendant les JO de Paris

JO de Paris 2024 : Au moins 40 athlètes testés positifs au Covid

ÉPIDÉMIELe nageur britannique Adam Peaty ou la nageuse australienne Lani Pallister font partie des sportifs concernés
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Il avait gâché la fête des JO de Tokyo, reportés à 2021 et qui s’étaient déroulés sans spectateur. Trois ans plus tard, le Covid est toujours de la partie avec au moins 40 athlètes participant aux JO de Paris qui ont été testés positifs, selon l’Organisation mondiale de la santé. « Il n’est pas surprenant de voir des athlètes infectés car le virus circule à assez vive allure dans d’autres pays », a déclaré Maria Van Kerkhove, responsable à l’OMS de la préparation aux épidémies et pandémies, lors d’un point de presse mardi.

Médaillé d’argent du 100 m brasse, le nageur britannique Adam Peaty a ainsi été testé positif au lendemain de sa finale. Plus embêtant, la nageuse australienne Lani Pallister n’a quant à elle pas pu s’aligner sur les séries olympiques du 1.500 m après avoir été testée positive. L’équipe féminine australienne de water-polo a également indiqué avoir été touchée tandis que certaines délégations ont renforcé leurs mesures de précaution, comme l’équipe de France d’aviron, dont les rendez-vous médiatiques en amont du début des épreuves se sont déroulés avec obligation de porter un masque.

Une hausse des cas « pas habituelle » en cette saison

Selon les données recueillies par l’OMS, le virus est « toujours très présent » dans le monde et circule « dans tous les pays ». On observe même ces dernières semaines une augmentation du pourcentage de tests positifs qui a « entraîné une augmentation du nombre d’hospitalisations et de décès dans plusieurs pays », a souligné Maria Van Kerkhove. « Globalement, le taux de tests positifs est supérieur à 10 %, mais ce chiffre varie d’une région à l’autre », avec par exemple un taux supérieur à 20 % en Europe, a-t-elle détaillé.

Mais la surveillance des eaux usées suggère que la circulation du virus est « de 2 à 20 fois supérieure à ce qui est actuellement rapporté », a ajouté Maria Van Kherhove. Selon la responsable de l’OMS, une circulation aussi élevée du Covid-19 « n’est pas habituelle » en cette saison car les épidémies de virus respiratoires ont tendance à connaître des poussées lorsqu’il fait froid. L’OMS appelle donc les pays à améliorer leur surveillance du virus et les populations à se protéger, y compris par la vaccination.