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De « sport de garagistes » à Mario Kart, nos idées pour un kayak cross du turfu

JO 2024 : De « sport de garagistes » à « Mario Kart » ultime, nos idées pour un kayak cross du turfu à Los Angeles 2028

12e degréOn a deux, trois idées pour faire basculer ce sport dans la folie totale
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • A Vaires-sur-Marne, le kayak-cross a trouvé son public. La course de confrontation, riche en émotions et rebondissements, a réussi son entrée aux Jeux olympiques.
  • Si Titouan Castryck évoque « un sport de garagistes », le potentiel de divertissement de cette discipline paraît infini, quoique perfectible.
  • 20 Minutes explore plusieurs pistes pour faire défintivement basculer le kayak-cross dans le n’importe quoi.

De notre envoyé spécial à Intervilles,

On ne sait pas trop si c’était le but, mais on s’est bien marré avec le kayak-cross au centre nautique de Vaires sur Marne, d’où l’on ressort avec une question un peu cruelle mais légitime : un top 3 à Intervilles mérite-t-il de ressortir avec une médaille olympique autour du cou ?

Avant de nous faire un procès, notez que Titouan Castryck, disqualifié en quarts de finale pour une micro-erreur de rien du tout – on abuse, le staff français évoque un « excellent arbitrage aujourd’hui » – a lui même qualifié la nouvelle discipline olympique de « sport de garagiste ».

Boris Neveu, éliminé aux portes de la finale alors que celle-ci lui tendait les bras, donne carrément l’impression d’avoir été traîné dans le bassin pour faire la course avec les autres. « C’est une belle discipline que j’apprécie. » Jusqu’ici, tout va bien. Attendez la phrase suivante. « Je m’y suis investi parce que je n’ai pas le choix. On ne m’a pas laissé le choix. »

Les acteurs du kayak-cross, dès lors qu’ils perdent, affichent un amour pour leur boulot proche de la bête de cirque. En adorant le spectacle comme les milliers de spectateurs du centre nautique, nous sommes tous complices de leur mal-être. Et ce n’est pas près de s’arranger selon le même Neveu. « Il y en a qui pensent que ça va prendre petit à petit la place du slalom. Je pense que les deux vont de pair et vont continuer main dans la main pour grandir. »

De là où on était, il nous a en effet paru que le kayak-cross était perfectible. Tout le monde a décelé le potentiel « Intervilles »-« Mario Kart » de la chose, ou, comme le dirait l’entraîneur de l’équipe de France Frédéric Rebeyrol, ce « concentré d’émotions, de rebondissements, et d’adrénaline ». Mais après un premier essai réussi, il est désormais temps de passer à la vitesse supérieure. Les JO ont entre leurs mains un phénomène qu’il convient de créer en monstre de divertissement. Comment ? On a bien deux, trois idées.

Baston autorisée à coups de pagaie façon hockey : A l’image des manœuvres de la Française Angèle Hug, médaillée d’argent dans le tableau féminin et adepte de la technique « Gran Turismo » qui consiste à rebondir sur une concurrente pour prendre l’intérieur du virage sans perdre trop de vitesse, ce sport doit explorer un peu plus la piste du combat. « C’est quelque chose que j’ai découvert chez moi, la confrontation, déclarait Hug après la cérémonie des médailles. Finalement, j’adore ça. Physiquement, ça m’a bien servi. »

Dès lors, pourquoi se contenter de timides coups d’épaule et bateau autour des bouées quand on pourrait autoriser les coups de pagaie en s’inspirant du hockey sur glace ? Pour ajouter un côté course de chars, l’ajout d’une lame à la pointe du bateau pour transpercer la coque des adversaires ferait son petit effet.

Equiper les kayakistes d’un lasso pour rattraper le premier : Frédéric Rebeyrol l’a fait remarquer ce lundi, « on sait tout de suite qui est le vainqueur » dans cette discipline. Le départ et les premières portes peuvent suffire à prendre la poudre d’escampette comme Remco Evenepoel rue Lepic. Il faut donc pouvoir faire basculer le scénario de la course, et quoi de mieux que d’offrir la possibilité aux concurrents de jouer aux cow-boys aquatiques ? Notons qu’une telle mesure favoriserait grandement les kayakistes texans, si tant est que l’espèce existe.

Planquer des archers coréens sur le parcours : Toujours dans la même idée, il s’agirait d’engager les meilleurs archers olympiques pour qu’ils décochent des flèches explosives tout au long du parcours. Pas directement sur les kayakistes bien sûr, mais juste devant eux, pour les perturber en créant un mur d’eau. Les Coréens ne ratent jamais leur cible, la mesure est certifiée sans risque pour l’intégrité des concurrents.

La mare aux piranhas : La petite barre en début de parcours, bien souvent évitée par une pirouette sous l’eau, pourrait devenir l’idée du siècle si on ajoutait des piranhas à cet endroit précis du bassin, forçant les athlètes à s’extirper au plus vite de l’eau. Mais attention, surprise : à la sortie, une poutre en bois tournoyante les attendrait en plus. Gare au K.-O. !

Léon Marchand, la « vachette » sous-marine : Dans la dernière ligne droite, alors que la tête de course pense la victoire acquise, une menace subaquatique menace. Léon Marchand, le roi de la coulée, peut surgir pour couler un bateau au hasard. Malheur à celui qui sera choisi par le dauphin toulousain.

Une fin de course dans les airs : La dimension aérienne est présente avec ce départ sur une plateforme inspirée du BMX. Mais pourquoi ne pas terminer également la course en l’air, en installant un tremplin en fin de parcours ? Si les kayakistes échouent à prendre assez de vitesse pour atterrir sur la plateforme, ils seront pénalisés. Et dans le cas où les trois premiers rateraient le coche, mais pas le dernier, celui-ci serait déclaré vainqueur. Le suspense, jusqu’au bout.