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Dans cette salle de sport du 9-3, les abonnés côtoient des athlètes des JO

JO 2024 : Dans cette salle de sport du 9-3, les abonnés côtoient des athlètes olympiques à l’entraînement

JO DU QUOTIDIENA Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l’équipe de lutte de Mongolie est venue soulever de la fonte au milieu des habitués du lieu. En toute simplicité !
JO 2024 : A la salle de sport, on s'entraîne au beau milieu des athlètes étrangers
Paul Blin Kernivinen

Paul Blin Kernivinen

Sortez votre meilleure tenue de sport et échauffez-vous avant de venir à la salle car vous pourriez vous entraîner avec des athlètes olympiques. C’est ce qu’ont vécu plusieurs habitués du centre Camille-Muffat à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Car si Paris vit au rythme des Jeux olympiques pendant quinze jours, la capitale n’est pas la seule ville à avoir revêtu sa tenue olympique. Avec le village olympique et plusieurs sites de compétitions, les villes de Seine-Saint-Denis ne sont pas en reste. C’est donc (presque) sans surprise que la délégation olympique mongolienne a décidé de s’entraîner ce jeudi et pendant plusieurs jours dans le département. Basés à quelques kilomètres de là, à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), les lutteurs et lutteuses mongoles ont investi la salle de musculation en fin de matinée.

Où est la sécurité ?

Pas de garde du corps, ou même de cordon de sécurité pour les séparer du public. Les athlètes mongoles sont là en toute simplicité. On est à deux doigts de leur demander de tourner avec eux au développé couché, mais la charge qu’ils soulèvent nous ramène vite à la réalité.

Au programme pour les neuf athlètes présents : musculation et natation, puis un petit tour au sauna. « Pas plus de deux heures par jour », explique le délégué de l’ambassade de Mongolie, après avoir fait un tour du complexe. Un programme intense avec un peu de repos quand même. Quand ils ne s’entraînent pas, les lutteurs suivent les compétitions et leurs compatriotes qui concourent, nous explique leur traducteur. Entre deux efforts, les athlètes se laissent un peu à rêver. « Paris est vraiment une très belle ville ! Pour l’instant on reste concentrés sur nos entraînements mais on ira peut-être visiter la ville quelques jours », espère Naranbaatar Bayaraa, lutteur mongol.

Un abonné les voit bien le coacher

A côté de lui, les abonnés de la salle continuent leurs habituels squats et travail sur la presse, mais ils ne peuvent pas s’empêcher de regarder du coin de l’œil les colosses mongols faire du soulevé de terre ou enchaîner les tractions. « C’est vraiment impressionnant de les voir s’entraîner comme ça à côté de nous. Ils sont vraiment forts. Je vais peut-être leur demander de me coacher », s’amuse Ayoub.

Une surprise partagée par sa compagne, Imane, « D’habitude à cette heure-là, il n’y a personne dans la salle. Quand j’ai poussé la porte et que je les ai vues, j’ai été très surprise mais je trouve ça vraiment bien que des athlètes viennent s’entraîner ici à côté de nous. C’est vraiment l’ambiance des Jeux olympiques ! »