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JO Paris 2024 : L’envahissement du terrain après le match Argentine-Maroc ne comportait « pas de risque sécuritaire »
SECURITE•Mercredi, le match entre les Lions de l’Atlas et l’Albiceleste a été interrompu deux heures après un envahissement du terrain par quelques supporteurs mécontentsC.Po.
L'essentiel
- Les premiers matchs de football des JO ont commencé. Mercredi soir se tenait notamment Argentine-Maroc.
- Des supporteurs ont brièvement envahi le terrain à la fin du match. « Un incident indiscutable mais pas de nature sécuritaire », selon l’organisation.
- Le match a finalement repris à huis-clos et s’est conclu par une victoire du Maroc, 2-1.
«Un incident indiscutable mais pas de nature sécuritaire. » C’est ainsi que Bruno Le Ray, directeur de la sécurité des Jeux olympiques a résumé, ce jeudi, l’envahissement de terrain lors des derniers instants du match Argentine-Maroc au stade Geoffroy Guichard à Saint-Etienne. Une situation liée notamment à « des faits de jeu » et une « décision arbitrale », précise-t-il.
Retour mercredi soir. Alors que le Maroc menait 2-1, l’Argentin Cristian Medina inscrit un but à… la 16e minute du temps additionnel, une durée totalement inhabituelle. Après l’égalisation, une vingtaine de supporteurs descendent sur la pelouse, quelques bouteilles et gobelets ont été lancés depuis les tribunes. L’arbitre renvoie alors les deux équipes dans le vestiaire sans siffler la fin du match. Celui-ci est donc interrompu… ce que ne comprend pas le public. Une large partie quitte donc le stade pendant que les stadiers évacuent rapidement les supporteurs sur le terrain, sans la moindre interpellation. Aucun affrontement n’a été constaté.
But invalidé
Pendant ce temps-là, l’arbitre est allé vérifié la VAR : l’Argentin était hors-jeu au moment de tirer, le but est invalidé. Le match reprendra finalement quelques minutes à huis clos pour consacrer la victoire marocaine, près de 2 heures après le coup d’envoi. « Il ne s’agit pas d’un incident de sécurité majeur », assure Thomas Collomb, directeur délégué à la sécurité des JO. Et d’insister : « Personne n’a été mis en danger par cette situation, ni les joueurs, ni le public ». Mercredi soir, quelque 150 stadiers étaient déployés autour de la pelouse stéphanoise.
Si le ton se veut rassurant, les organisateurs affirment toutefois travailler avec les différentes parties pour tenter de « comprendre les causes et identifier les actions appropriées », reconnaissant qu’une telle situation « n’aurait pas dû se produire ». Mais cela suffira-t-il à calmer la colère des Argentins ? Le sélectionneur, Javier Mascherano, a dénoncé un « scandale », le patron de la fédération argentine a indiqué avoir déposé une réclamation auprès de la Fifa. Toutefois, selon l’AFP, celle-ci n’avait pas encore été reçue ce jeudi matin.


















