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Le CIO « bascule dans le racisme et le néonazisme », selon la Russie

JO de Paris 2024 : Le CIO « bascule dans le racisme et le néonazisme », accuse la Russie

Jeux olympiquesDepuis le début de la semaine, le Comité international olympique et la Russie s’échangent des amabilités
Antoine Huot de Saint Albin

A.H. avec AFP

Echanges de « bonnes » formules. Au lendemain des critiques du Comité international olympique (CIO), qui accusait la Russie de « politiser le sport », alors que Moscou ambitionne d’organiser une compétition concurrente des JO, la réplique n’a pas tardé. Et les Russes, toujours prompts à voir dans toute restriction de la « russophobie », n’y sont pas allés de main morte.

Ils ont en effet accusé, ce mercredi, le CIO de « basculer dans le racisme et le néonazisme » et de se rendre coupable de « discrimination » et d'« intimidation », au lendemain de l’imposition de nouvelles restrictions. Le Comité a notamment interdit la présence des sportifs russes à la cérémonie d’ouverture des Jeux.

L’autorité du CIO sapée, selon la Russie

Estimant que le CIO se préparait à sanctionner les athlètes étrangers voulant aller aux Jeux de l’amitié, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères s’est lancée dans un réquisitoire particulièrement virulent. « Ces décisions démontrent à quel point le CIO s’est éloigné de ses principes déclarés et a basculé dans le racisme et le néonazisme », a martelé Maria Zakharova.

Le Kremlin a en outre accusé mercredi le CIO de chercher à intimider les sportifs désireux de participer aux futurs Jeux de l’amitié, car le directeur de la Solidarité olympique du Comité, James Macleod, n’a pas exclu la possibilité de sanctions. « Cela sape complètement l’autorité du CIO », a jugé Dmitri Peskov, porte-parole du président russe.