JO d’hiver 2026 : « C’est minable »… Youri Duplessis-Kergomard dégomme les organisateurs et leur tracé « piste verte »
SKICROSS•Eliminé aux portes de la finale de skicross ce samedi, Youri Duplessis-Kergomard s’est plaint du tracé ridicule de la piste et dit tout haut ce que tout le monde pense tout basA.L.G.
Les mots sont posés et il était temps ! Ressorti bredouille de cette olympiade, après les échecs en snow la semaine dernière et ceux en skicross vendredi et samedi, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, l’équipe de France en avait gros sur le cœur. Mais si la déception sportive est réelle et que les tricolores n’ont pas tout bien fait, loin de là, c’est surtout le tracé qui est au centre des critiques depuis le début de ces JO d’hiver.
A des années-lumière de la dinguerie de Sotchi - qu’on ne peut pas s’empêcher de partager avec vous - le tracé de cette édition 2026 ne fut qu’une vaste blague tristement pas drôle. Battu en demi-finale du skicross ce samedi, le Français Youri Duplessis-Kergomard a sorti le fusil à pompes pour le dégommer dans les règles chez nos confrères de RMC.
« Je pense que je ne suis même pas triste pour mon résultat sportif, je suis même pas triste pour le résultat de l’équipe de France, je suis triste pour mon sport aujourd’hui, a-t-il déclaré. On nous donne l’occasion tous les quatre ans de nous montrer au grand public, de montrer ce qu’est le skicross qu’on fait toute l’année… Je veux dire, on s’entraîne douze mois sur douze pour avoir des physiques hors normes, pour techniquement pouvoir faire des virages à 100 km/h sur la glace, pour pouvoir absorber des sauts énormes et on arrive aux Jeux olympiques, on nous propose une piste verte où c’est du pas de patineur et de la neige molle. Je suis très en colère contre l’organisation, contre la FIS (la Fédération internationale de ski) particulièrement, contre ceux qui créent ces pistes. »
Un changement est-il possible en 2030 ?
Pour le skieur originaire de Montpellier, ce n’est pas rendre service à leur discipline que de le montrer sous ce jour-là. « Si on veut que notre sport perce, qu’il plaise au grand public, il faut faire le show, donc il faut des choses impressionnantes, de la vitesse, de quoi se battre, des rebondissements, a-t-il poursuivi. Vous allez me dire qu’aujourd’hui il neige et qu’on ne peut pas changer les conditions météo, mais on peut l’anticiper. Il y a trois semaines, on est arrivé sur la piste, quand j’ai vu comme c’était plat, qu’il y avait 150m de dénivelé, je l’ai dit le premier jour : "S’il neige le jour J, on est mort. S’il y a un seul flocon, on est mort, ça ralentira…" Quand c’est raide et qu’il y a de la glace, on peut s’en sortir, mais là ce qu’ils proposent aujourd’hui c’est vraiment minable pour notre sport, pour le skicross. »
On ne pourrait être plus d’accord avec lui. Alors que le skicross et le snowboardcross font d’ordinaire partie des épreuves les plus agréables et palpitantes à suivre, ces tracés chaque fois moins rapides et techniques finiront par avoir raison de l’intérêt du public. Il faut prier pour que ces critiques, qui n’émanent pas uniquement du camp français, soient entendues en vue des JO 2030 dans les Alpes.



















