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C’est quoi ce carnage au slalom des JO, avec 49 sorties de piste ?

JO 2026 - Slalom : Pourquoi un tel carnage en première manche, avec 49 sorties de piste ?

SKI alpinPlus de la moitié des concurrents de la première manche du slalom des JO de Milan-Cortina (49/95) ne sont pas arrivés en bas de la piste de Bormio ce lundi, dont les Français Paco Rassat et Léo Anguenot. Sans que la piste ne soit vraiment critiquée
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • La première manche du slalom olympique de Milan-Cortina 2026 a connu une hécatombe inédite, ce lundi matin à Bormio, avec au total 49 abandons et 2 disqualifications sur 95 partants.
  • Certains prétendants au podium sont ainsi hors course avant même la deuxième manche de l'après-midi, comme le Français Paco Rassat, le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen et l’Autrichien Manuel Feller.
  • Les très mauvaises conditions de visibilité dues à l’abondante neige sont une explication, mais les skieurs n’ont pas unanimement remis en question le tracé de ce délicat slalom olympique, dans lequel Clément Noël n’est pour l’instant que 7e.

De notre envoyé spécial à Milan-Cortina,

Était-on devant le slalom olympique ou la Barkley ce lundi matin ? Car si le mythique ultra-trail américain sans balisage n’a comme souvent connu aucun finisher dimanche soir, la première manche du slalom des JO de Milan-Cortina 2026 a brisé un paquet de rêves également.

Sur la piste de Bormio, les chiffres sont assassins : 49 DNF (did not finish), plus deux disqualifications, sur 95 partants, soit plus de 50 %. Et encore, on peut ajouter que parmi les 44 « finishers » qualifiés pour la seconde manche de l’après-midi, on compte 11 athlètes qui ont pris des risques assez limités, avec plus de 11 secondes de retard sur l’homme de tête au final.

Une hécatombe inédite aux JO

Les deux premiers dossards, le Norvégien Atle Lie McGrath (vainqueur de cette première manche en 56''14) et le Suisse Loïc Meillard (2e à 0,59 seconde) ont pourtant montré la voie. Mais ensuite, place au carnage, avec les sorties de piste de nombreux prétendants au podium, comme notre Français Paco Rassat (dossard 3), le champion olympique brésilien du slalom géant Lucas Pinheiro Braathen, ainsi que le Finlandais Eduard Hallberg (9), l’Autrichien Manuel Feller (11) et l’Italien Alex Vinatzer (14).

Pourquoi donc une telle hécatombe, à l’instar des huit petites secondes d’un autre Français, Léo Anguenot, avant qu’il ne sorte à son tour de la piste ? Les très mauvaises conditions de visibilité sont une première explication, vu l’abondante neige tombant durant l’intégralité de cette première manche à Bormio.

« Dur de s’adapter », estime Steven Amiez

Mais y a-t-il débat sur la qualité de la piste ? « Non, j’avais un super terrain, estime Paco Rassat sur France Télévisions. Le terrain était plutôt bon : les nuits claires après le géant avaient bien resserré la neige. L’organisation a fait un bon job mais je me suis pris les pieds et j’ai enfourché. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. »

20e à 4''04, Steven Amiez avait un avis un peu différent sur le sujet : « La neige a un peu décroché sous mon pied intérieur deux fois de suite. J’étais complètement à l’arrêt, j’ai essayé de recréer de la vitesse mais en me précipitant, j’ai refait des fautes. La neige était un peu différente par rapport à ma reconnaissance. Là, il y a des portions où le ski se dérobait dessous, c’était dur de s’adapter ».

Clément Noël, en pleine première manche (manquée), ce lundi matin sur la piste olympique de Bormio.
Clément Noël, en pleine première manche (manquée), ce lundi matin sur la piste olympique de Bormio. - J. Locher/AP/SIPA

Noël pas si mal loti au final

Pour le champion olympique en titre Clément Noël, 7e à 1''96 et auteur d’une « grosse faute à un endroit où il ne faut pas », « la neige n’est pas mauvaise, le tracé a quelques petits pièges mais on le savait ». Si le Vosgien garde un petit espoir d’accrocher une médaille (le 3e, Fabio Gstrein est à 1''02), un autre favori de l’épreuve, Lucas Pinheiro Braathen, est déjà out.

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« C’est un parcours qu’il faut absolument maîtriser, note le Brésilien. Il faut se surpasser, mais avec sang-froid. C’est ce qu’Atle Lie McGrath a réussi à faire dès son premier passage, contrairement à moi. » Ainsi qu’à tant d’autres athlètes piégés à Bormio ce lundi matin. Le coach tricolore, chargé de s’occuper du tracé de la seconde manche programmée à 13h30, l’aura forcément en tête.