Mondial de handball: «Ce n’est pas un record, c’est un chemin», Onesta tenait à partager son émotion après la grande fête lilloise

HANDBALL L'ancien entraîneur en chef des Experts a vécu un moment particulier samedi soir, et il tenait à le dire...

N.C.

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Claude Onesta dans les tribunes du Hall XXL de Nantes, lors de France-Russie en phase de poule du Mondial de handball, le 17 janvier 2017.
Claude Onesta dans les tribunes du Hall XXL de Nantes, lors de France-Russie en phase de poule du Mondial de handball, le 17 janvier 2017. — Coudert/Sportsvision/SIPA

Pour la deuxième fois depuis le début du Mondial, Claude Onesta est venu de son propre chef dire quelques mots en conférence de presse, ce dimanche. Au lendemain du 8e de finale victorieux de l’équipe de France face à l’Islande (31-25), il n’était pas là cette fois pour dire aux journalistes de ne pas trop embêter l’attachée de presse mais parce qu’il a vu à Lille lui a plu. Et l’on ne parle pas là du terrain, mais des tribunes et de ces 28.000 personnes qui ont mis le feu. Pour du handball.

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« Je pense qu’il faut prendre un peu de temps pour s’élever, réfléchir sur ce que ça représente, estime le manager des Bleus. J’ai lu que c’était un record, mais non, c’est un chemin. Une réalisation. Hier [samedi], ce stade, ça a été une forme d’accomplissement dans un chemin entamé il y a quelques années. »

S’il admet avoir été un peu « tendu », comme tout le monde, devantle début de match poussif des joueurs, celui qui a passé 15 ans sur le banc de cette équipe était surtout ému. Et il tenait, vraiment, à le partager. « J’ai eu une pensée pour tous les gens qui ont œuvré dans la pénombre, sans le moindre sou, pour faire connaître notre sport. J’ai ressenti de l’émotion, beaucoup ne sont plus là, ils auraient aimé voir ce qu’on a vu hier. »

« Cinq minutes uniques dans la carrière d’un sportif »

Même s’il doit attendre que son équipe nationale soit en quarts de finale de son propre Mondial pour être diffusé en clair à la télévision, le handball grandit, juge sa figure tutélaire. « Ce moment de communion à la fin du match, avec un public passionné, une équipe passionnée et rassurée, c’était beau. Ce sont cinq minutes uniques dans la carrière d’un sportif. On parle souvent de la famille de hand, effectivement c’était en famille, mais les gens étaient tellement nombreux qu’on peut presque dire "peuple du hand". Voilà pourquoi c’était plus qu’un record. »

Fin de l’aparté. « Allez, show must go on ! Place aux artistes », lance Onesta en se levant pour laisser les micros aux deux coachs, Didier Dinart et Guillaume Gille. Il est temps de parler de la Suède et de la Biélorussie, les deux possibles adversaires des Bleus en quarts, mardi. Dans une ambiance au moins aussi folle, c’est sûr.