Départ de Mbappé du PSG : Comment Paris va claquer son argent n’importe comment pour oublier Kylian ?
FOOTBALL•Alors que Kylian Mbappé a annoncé son départ du PSG à Nasser Al-Khelaïfi, se pose désormais la question de l’après. Les économies induites par le départ de l’attaquant ouvrent pour Paris de nouvelles perspectives sur le marché des transfertsWilliam Pereira
On a beau se préparer à l’éventualité de se faire larguer dans une relation qui bat de l’aile, voir l’être aimé faire ses valises et dire « je me casse » un beau matin restera quoi qu’’il arrive douloureux. Plus que quiconque, le PSG a eu le temps d’anticiper l’inexorable départ de Kylian Mbappé, qui ne fait désormais plus de doute après l’annonce du joueur à Nasser Al-Khelaïfi. Ça n’enlèvera rien à la peine du président du Paris Saint-Germain mis face aux limites de l’atout planche à billets. S’il ne suffit plus à retenir l’attaquant français dans la capitale, l’argent a le mérite d’offrir à qui en a des possibilités infinies de combler le vide engendré par une telle perte.
D’autant plus que Kylian Mbappé devrait laisser derrière lui 200 millions d’euros dans les coffres du Paris Saint-Germain. Il ne s’agit là pas d’une indemnité de transfert, puisque le joueur partira libre, mais d’une estimation de l’économie à l’année que représente le départ de l’international français. Ajoutez à cela la rumeur selon laquelle le Kyks serait prêt à financer en partie son départ en cédant une partie de sa prime à la signature au Real Madrid pour donner un coup de pouce au PSG et vous obtenez assez de marge pour faire des folies sur le marché des transferts. Dès lors, une seule question se pose : comment le PSG va dilapider son argent pour oublier Kylian Mbappé ?
Option 1 : All-in sur l’Italie avec Osimhen, Leão ou Lautaro
Paris ne peut décemment pas remplacer son crack mondial par un attaquant de seconde zone ou à peine bon. Il faut un homme capable de claquer des buts à la louche. Ça tombe bien, l’Italie a ce qu’il faut. Selon L’Equipe, Victor Osimhen serait la priorité du PSG, malgré une saison 2023-2024 pour le moment décevante de la part de l’attaquant Nigérian. Certes, ce dernier a commencé la saison sous Rudi Garcia, mais cela n’excuse pas tout. Son maigre bilan provisoire de huit buts en 18 matchs est surtout un bon moyen de rappeler que sa saison 2022-23 de folie (31 buts en 39 matchs) est sa seule à plus de 20 buts. Ça fait peu beaucoup pour un remplaçant de Kyks, surtout au prix ou Aurelio De Laurentiis, négociateur intransigeant, va entuber NAK (minimum 150 millions d’euros). C’est donc un transfert tout à fait Paris Saint-Germain compatible.
Mais peut-être pas autant que la probable arrivée de Rafael Leão dans la capitale. Derrière ses accélérations dévastatrices, qui rappellent d’ailleurs beaucoup Mbappé à qui il avait été comparé lors de son passage en France, le Portugais du Milan AC, plus passeur décisif que buteur, a le profil type du joueur en dilettante. Du genre à enfiler le costard pour les grandes occasions et vivre en pyjama pantoufles les 350 jours restants. Sans parler du non-sens d’un tel achat au vu des forces vives dont dispose Paris sur les ailes, notamment avec l’éclosion de Barcola. Une clause libératoire de 175 millions d’euros, miam, on voit déjà venir le truc gros comme une maison.
A moins que Paname décide de chiper Lautaro Martinez, en pleine négociation avec l’Inter pour prolonger au-delà de 2026. Le meilleur buteur de Serie A enchaîne sur une 3e saison consécutive au-dessus des 20 buts, ce qui en fait une valeur sûre à ce poste. Selon la Gazzetta dello Sport, les Nerrazzuri pourraient discuter avec le PSG à partir de 100 millions d’euros, alors que le joueur demande un salaire de 10 millions d’euros aux Italiens. Seul bémol, la dernière expérience d’un Argentin vendu à Paris par l’Inter ne s’est pas hyper bien passée.
Option 2 : Faire péter la clause d’Erling Haaland
Quitte à claquer le chèque, autant tout miser sur le Norvégien, dont la mystérieuse clause libératoire, repoussée à la fin de cette saison, s’élève comme par hasard à 200 millions d’euros. Si ça c’est pas un signe, Nasser.
Option 3 : Paris retombe dans le piège de la Bundesliga
Randal Kolo Muani, 95 millions d’euros. A moins de corriger très rapidement le tir, l’attaquant français est parti pour devenir le plus gros flop de l’histoire du club parisien. La faute à un championnat, la Bundesliga, qui nous autorise à croire que des attaquants moyens sont des stars internationales en puissance. Sauf qu’à part les Allemands, personne ne joue avec une ligne de défense à 70 mètres de ses buts. Mais ça, Nasser Al-Khelaïfi et Luis Campos semblent ne pas l’avoir compris. C’est pourquoi ils claqueront un bon 100 millions sur Serhou Guirassy, la sensation offensive de Bundesliga cette année (17 matchs, 19 buts avec Stuttgart).
Option 4 : Luis Campos fait encore une dinguerie sur le marché portugais
Le directeur sportif parisien a un agenda à respecter vis-à-vis de son pays natal. L’année dernière, il a recruté à Benfica (Gonçalo Ramos, là encore, grande réussite). Cette année, ça sera donc Porto. Sans aucun lien avec la nécessité d’équilibrer l’effectif après le départ de Mbappé, Campos s’arrangera pour poser 60 plaques sur Diogo Costa, le gardien des Dragões, et instaurer « une concurrence saine avec Gigio Donnarumma ». Heu, ok, mais c’était pas le débat, là.
Option 5 : Le PSG ne fait pas n’importe quoi et recrute à tous les postes
Le scénario idéal pour Paris. Partant du principe que Mbappé est irremplaçable et que chaque secteur doit se renforcer, les dirigeants parisiens vont chercher Bernardo Silva pour 60 millions d’euros, et dépenseront ce qu’il reste sur un attaquant frisson (Mohamed Salah, la trentaine mais toujours très efficace et surtout moins cher ? Ou bien la hype Gyokeres, pendant suédois de Haaland qui explose au Sporting ?) et un bon défenseur. Un mercato raisonnable et malin, espèce portée disparue depuis les tout premiers étés du projet qatari.


















