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Pas « d’effet Gasset » à l’OM, mais déjà un coaching gagnant

OM – Shaktar Donetsk : Pas « d’effet Gasset », mais déjà un coaching gagnant pour le nouveau coach marseillais

FOOTBALLLe nouvel entraîneur Marseillais, Jean-Louis Gasset, a gagné son pari de qualifier l’OM pour les 8e de finale de Ligue Europa, même s’il réfute de parler « d’effet Gasset »
Le debrief express d'OM - Shaktar Donetsk (3-1)
Adrien Max

Adrien Max

L'essentiel

  • L’Olympique de Marseille a battu le Shaktar Donetsk (3-1) jeudi soir au stade Vélodrome en match retour de Ligue Europa.
  • Jean-Louis Gasset a réussi sa mission en qualifiant l’OM, le seul club français en 8e de finale de Ligue Europa.
  • Même s’il réfute de parler de « l’effet Gasset », le nouvel entraîneur marseillais peut se vanter de son coaching gagnant.

Au stade Vélodrome,

Qui aurait pu imaginer que l’Olympique de Marseille serait le seul club français qualifié pour les 8e de finale de Ligue Europa ? C’est l’exploit réussi par Jean-Louis Gasset et ses hommes, victorieux du Shaktar Donetsk (3-1), jeudi soir lors du match retour au stade Vélodrome. Une prouesse plus pour le contexte que par la performance, face à une faible équipe ukrainienne.

Ça ne faisait que deux jours que Jean-Louis Gasset avait débarqué à Marseille au moment de s’asseoir sur le banc de l’OM, dans un stade Vélodrome à guichets fermés avec ses 63.182 spectateurs. Les bannières des groupes de supporteurs du virage nord étaient retournées en signe de contestation, et différentes banderoles incendiaires ont fleuri tout au long du match.

« Je me suis dit "on va le faire !" »

Mais il n’a pas fallu beaucoup de temps au nouveau coach pour imposer sa patte. D’abord dans la mentalité, comme il ne cesse de le répéter depuis son arrivée. Et ce n’est pas l’ouverture du score sur penalty du Shaktar (12e), aussi rapidement que bêtement concédé par Jonathan Clauss (déjà coupable de la première égalisation ukrainienne à l’aller), qui les a perturbés. « Quand on est mené 1-0 contre le cours du jeu avec ce penalty qui n’est pas juste, et qu’on a quelques soucis, j’ai vu la réaction du public et des joueurs et je me suis dit "on va le faire !" », a appuyé le nouvel entraîneur de l’OM.

Du côté des joueurs, même son de cloche pour la recrue Quentin Merlin, percutant sur son côté gauche, « on est resté soudé, on a eu une force de caractère, on n’a pas eu peur de jouer », que pour son compère en défense, Bamo Meité : « On a relevé la tête, on est allé à la bagarre et on a su remonter le score ».

« Le plus important c’est l’état d’esprit »

Exactement ce dont étaient incapables les Marseillais avec Gennaro Gattuso depuis près de deux mois. Et le serial buteur de Ligue Europa, Pierre-Emerick Aubameyang, a rapidement remis les pendules à l’heure (23e), en inscrivant son 9e but en neuf matchs de coupes d’Europe cette saison.

Son compère d’attaque, Faris Moumbagna aligné à ses côtés dans un le fameux 3-5-2, totalement réfuté par Gattuso, aurait ensuite pu obtenir un penalty juste avant la mi-temps (45+5). Mais ni l’arbitre, ni le VAR n’ont jugé bon de siffler cette faute pourtant flagrante. Un double coup du sort, qui n’a encore une fois pas arrêté les Marseillais.

« Le coach est arrivé avec l’état d’esprit de nous faire remonter la pente. Là c’était un 3-5-2 mais ça aurait pu être un 4-4-2, ce n’est pas le système qui importe. Le plus important c’est l’état d’esprit, et il y était », a de nouveau souligné Bamo Meité. Quentin Merlin a lui, encore insisté sur l’apport de Jean-Louis Gasset : « Je pense que le coach, on doit le remercier pour tout ce qu’il a fait. Le caractère, l’âme d’une équipe vient aussi en partie de lui, c’est ce qu’il a intégré en nous ».

« J’ai essayé d’être positif, de les décontracter »

Mais ne parlez pas d'« effet Gasset » au principal intéressé, un terme qu’il réfute :

« « Non je ne pense pas, c’est surtout une prise de conscience. Les mots ont pesé, pas le travail, quand vous n’êtes là que depuis 48h. Il fallait que chaque joueur fasse un peu plus et revenir aux fondamentaux. J’ai essayé d’être positif et simple. Avec mes mots, de les décontracter. » »

C’est pourtant son coaching qui a fait basculer le match, et offert à Marseille, « une ville qui aime l’Europe », la qualification, pile au moment où l’OM commençait à ronronner au milieu de la seconde période. On pensait qu’il choisirait Ndiaye, bien meilleur en soutien de l’attaquant, pour suppléer Moumbagna. Mais Gasset a préféré Ismaïla Sarr. Et dix minutes plus tard le Sénégalais a enfin récompensé l’abattage de ses coéquipiers (73e), tout en donnant raison à son nouvel entraîneur. « Bien sur, quand tu changes un attaquant et qu’il met le deuxième but, tu dis que "c’est un bon coaching". Ça arrive de temps en temps », a quand même savouré Jean-Louis Gasset.

Malgré un troisième but libérateur de Kondogbia (81e), au moment où l’OM des deux derniers mois se serait fait égaliser, les Marseillais n’ont pas fanfaronné. Tout juste se sont-ils tous rassemblés autour de leur capitaine, Samuel Gigot, avant d’entamer un tour d’honneur face à un Vélodrome enfin retrouvé. Avant de se projeter sur leur autre mission : revenir sur le podium de Ligue 1. Pour ça, Jean-Louis Gasset devra continuer d’appliquer sa méthode dans sa ville natale, dimanche à Montpellier (20h45).