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C’est bon, on peut ouvrir les dossiers Chevalier et Zabarnyi ?

Sporting - PSG : C’est bon, on peut ouvrir les dossiers Chevalier et Zabarnyi ?

« Encore, ça fait beaucoup là, non ? »Les deux recrues estivales du PSG sont impliquées dans le but vainqueur du Sporting lors de la défaite parisienne à Lisbonne (2-1). Ça commence à faire beaucoup
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Impliqués sur le 2e but du Sporting lors de la défaite du PSG en Ligue des champions, Lucas Chevalier et Illya Zabarnyi sous à nouveau sous le feu des critiques.
  • En fin de match, Lucas Chevalier n’a pas pu faire mieux que repousser un tir de Trincão dans les pieds de Suarez, un mal récurrent, tandis que Zabarnyi fait preuve de passivité défensive en amont.
  • Les internationaux français et ukrainien, recrutés pour 103 millions d’euros cumulés, montrent une certaine fragilité alors qu’ils ont été recrutés respectivement pour remplacer Donnarumma et entrer en concurrence avec Marquinhos.

Le temps de l’indulgence est révolu, même les plus patients vous le diront. Impliqués sur le deuxième but lors de la défaite du PSG sur la pelouse du Sporting mardi soir, en Ligue des champions, Lucas Chevalier et Illya Zabarnyi ont une fois de plus prouvé qu’ils n’étaient (toujours) pas à la hauteur des ambitions portées par le club parisien, qui plus est pour deux recrues estivales dont le montant cumulé s’élève à 103 millions d’euros. A ce prix-là, ça commence à faire cher la bourde. Luis Campos et Luis Enrique se seraient-ils foirés dans les grandes largeurs dans leur recrutement ?

Commençons par le plus évident, à savoir Chevalier. L’ancien Lillois a permis à Luis Suarez d’achever les Parisiens grâce à son geste signature : l’arrêt des deux mains plein axe devant le but. On lui aurait bien trouvé des circonstances atténuantes, comme la qualité de frappe de l’excellent Trincão à l’origine du but ou le fait qu’il soit légèrement masqué par la remontée tardive de Pacho au départ du ballon, mais le fait est qu’il reproduit le même arrêt dangereux à chaque match. Le week-end dernier contre Lille, ça avait déjà été le cas, et il n’avait dû son salut qu’à la vigilance de Marquinhos.

Zabarnyi trop passif sur le deuxième but

Pour Zabarnyi, l’erreur est plus subtile mais symptomatique là aussi d’un mal récurrent. A savoir la passivité de l’Ukrainien sur des phases qui demandent plus de tranchant sur le porteur du ballon. Sur l’action du but, Zabarnyi est loin de son vis-à-vis quand il contrôle le ballon, se fait trimballer sur 10 mètres en recule-frein puis lui laisse le loisir de décaler tranquillement Trincão avec les conséquences que l’on connaît. Une erreur de plus à ajouter à sa collection. Celui qui devait redistribuer les cartes en défense et entrer en concurrence avec Marquinhos peine à s’affirmer comme une doublure crédible.

Quant à Chevalier, certes il offre des garanties sur les séances de tirs au but et progresse vite dans son jeu au pied, mais on peut en dire autant de Matvey Safonov. Et il est inquiétant de constater que les compilations de ses fautes de mains depuis son arrivée à Paris qui circulent sur les réseaux durent déjà plusieurs minutes. Surtout quand on sait qu’à côté, Safonov avait largement donné satisfaction à Luis Enrique quand celui-ci lui avait donné sa chance fin 2025.

Coup de bol pour le Français, son concurrent direct a fini par se blesser. Mais on ne peut pas dire qu’il saisisse vraiment sa (seconde) chance le temps de la convalescence de Safonov. Et plus Chevalier mettra de temps à se réveiller, plus il lui sera difficile d’inverser la dynamique, à moins de faire comme Donnarumma l’année dernière en se réveillant quand ça comptait vraiment, à partir des 8es de finale.