Paphos - Monaco : Friture sur la ligne à l’ASM après le nul concédé en fin de match
coup de gueule•Le défenseur Mohammed Salisu n’a pas vraiment apprécié le comportement de certains coéquipiers en fin de matchN.C. avec AFP
On appelle ça un coup de gueule. Auteur d’un malheureux but contre son camp qui a coûté la victoire à Monaco sur la pelouse de Paphos en fin de rencontre (2-2), mercredi lors de la 5e journée de Ligue des champions, le défenseur Mohammed Salisu avait des choses à dire après le match sur « le manque de mentalité » de ses partenaires.
« Nous avons juste besoin de joueurs avec une bonne mentalité, ce n’est pas que nous défendons mal, mais nous avons juste besoin de joueurs qui ne renoncent jamais jusqu’à la 90e minute, c’est ce qui nous manque », a expliqué le Ghanéen en zone mixte. Et quand il dit ça, il vise particulièrement ses milieux de terrain et ses attaquants. Il poursuit :
« Quand vous voyez derrière tout est bon, nous courons, nous nous couvrons les uns les autres, mais devant ce n’est pas comme ça, c’est un peu difficile. Donc je pense que nous avons besoin d’une bonne mentalité devant, pour concrétiser les occasions, et pour défendre notre surface. »
Par aileurs élu homme du match, Salisu était donc bien remonté, alors que l’ASM n’a gagné qu’un seul de ses cinq derniers matchs, sur la pelouse de Bodo/Glimt début novembre. En Ligue 1, elle reste sur deux claques, contre Lens et à Rennes (deux fois 4-1). Cette victoire qui tendait les bras aux Monégasques aurait fait du bien au moral, surtout avec la réception du PSG samedi.
« Nous devons apprendre, c’est un match important pour apprendre, parce que lorsque vous menez 2-1, ce n’est pas suffisant, vous devez marquer, a insisté le défenseur. Si vous créez des occasions, vous devez marquer. Sinon, vous reculez et à la fin ça fait un match de merde comme ça. Ce n’est pas une question de confiance, pas une question de qualité, nous avons cela. C’est une question de mentalité : toujours se dépasser, se battre jusqu’à la 90e minute. C’est ce qui nous manque. »
Son entraîneur Sébastien Pocognoli, pour qui les débuts à la tête de cette équipe sont poussifs (trois victoires, trois nuls et trois défaites depuis sa nomination le 11 octobre), était sur la même longue d’onde en conférence de presse : « On a bien commencé, on a pris le match à notre compte, on a marqué sur ce qu’on voulait créer entre les lignes, avec les joueurs créatifs. Je ne sais pas si marquer un but nous fait reculer, ou si encaisser un but nous paralyse, mais il va falloir être plus fort mentalement dans certains aspects du jeu. »
Toute l'actu de la Ligue des championsEn recherche de « sérénité », le coach belge sait qu’il y a encore beaucoup de boulot pour apporter « de l’optimisme » dans une équipe qui a perdu ses repères. Ses dirigeants lui laisseront du temps, mais le crédit n’est jamais illimité. « J’essaye de cerner l’équipe, de la pousser, la stimuler. Mais ça prend du temps, a poursuivi Pocognoli. Le bilan comptable n’est pas bon, c’est une certitude. Et je n’ai pas peur non plus. Je n’ai pas de crainte ou de résignation par rapport à ce que j’essaie de mettre en place. »



















