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A 17 ans, Darryl Bakola a bluffé le Vélodrome et rendu fier Roberto De Zerbi

OM - Newcastle : « C’était sa journée »… A 17 ans, Darryl Bakola a bluffé le Vélodrome et rendu fier De Zerbi

PEPITETitularisé pour la première fois de sa carrière sous les couleurs de l’OM, mardi soir, contre Newcastle, le jeune Darryl Bakola a livré une prestation de haut niveau
L'OM s'impose 2-1 face à Newcastle en Ligue des champions
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • L’OM s’est imposé mardi soir contre Newcastle en Ligue des champions et se replace dans la course à la qualification.
  • Titularisé pour la toute première fois en pro, le jeune Darryl Bakola (17 ans) a été un des hommes forts de De Zerbi.
  • Auteur de la passe décisive sur le but d’Aubameyang dès le retour des vestiaires, Bakola a certainement gagné des points aurpès de son coach et des supporters de l’OM.

Pour savoir ce qu’un gamin a dans le ventre, jetez-le dans la peau d’un titulaire dans un stade Vélodrome en fusion un soir de Ligue des champions, mélangez bien et attendez de voir s’il se liquéfie ou non. Ce petit jeu de tambouille, le jeune Darryl Bakola, 17 ans, a passé le test haut la main mardi soir contre Newcastle. Titularisé dans le onze marseillais pour la première fois de sa jeune carrière, celui qui n’avait jusqu’ici fait que des bouts de matchs a sorti une prestation de très haut niveau, à peine entachée en seconde période par une erreur de jeunesse, une simulation grossière dans la surface alors qu’il avait la place d’aller défier le gardien adverse.

A part ça, et quelques pertes de balles en première période, le garçon s’est montré tout à fait à son aise, comme un poisson dans l’eau, et il fut l’un des rares olympiens à ne pas sombrer après l’ouverture du score anglaise au bout de trois petites minutes de jeu. Puissant, sûr de lui, pas maladroit balle aux pieds, le natif de la région parisienne a répondu présent à l’appel de Roberto De Zerbi, qui n’a pas manqué de saluer sa performance après la victoire arrachée en seconde période, agrémentée d’une passe décisive sur le but égalisateur de Pierre-Emerick Aubameyang au retour des vestiaires, annonciateur du réveil marseillais.

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De Zerbi sous le charme

« Il m’a beaucoup plu, même en première mi-temps quand il a raté quelques passes, a confié l’Italien en conférence de presse. Il m’a plu par sa personnalité, son courage, la manière dont il a joué. C’est vrai qu’il a fait quelques erreurs en première mi-temps. Les joueurs, ce n’est pas comme les abricots qui mûrissent quand ils restent sur l’arbre. Les joueurs, eux, doivent jouer pour pouvoir mûrir. Donc, il faut parfois prendre quelques risques et aujourd’hui, prendre ce risque, c’était de le faire jouer. C’était sa journée parce qu’il est souvent entré en cours de match. »

Contrairement à beaucoup de joueurs que le Vélodrome, son gigantisme et son ambiance intimidante ont désintégrés sur pattes, Bakola a semblé galvanisé par les encouragements des 60.0000 supporters présents mardi soir pour pousser leur équipe. De quoi faire dire à « RDZ » que « le Vélodrome est un stade pour les jeunes de son centre de formation ».

« Ils l’ont aidé ce soir, même dans ses erreurs. Je l’ai préféré à Angel Gomes par rapport à son physique. Je savais que Newcastle pouvait arriver avec une pression haute et forte. Son physique, dans la manière dont il défend le ballon, dont il arrive à s’insérer entre les lignes, ça pouvait être une arme importante pour nous. Je lui ai juste demandé de jouer comme il l’aurait fait au parc avec ses amis, sans pression, puisque ça ne sert à rien d’avoir la pression. »

L’OM, « un mix entre la jeunesse et les anciens »

Message reçu à 100 % pour celui qu’Aubameyang avait surnommé la veille Mesut Ozil, probablement pour la qualité de sa passe. « Hier (lundi) avant l’entraînement, il m’a surnommé comme ça. Ça a fait mouche, s’est félicité Darryl Bakola, appréciant le savant mélange « De Zerbien », « entre la jeunesse et des anciens ».

La prestation du jeune homme est d’autant plus belle que les jeunes issus du centre de formation n’ont pas toujours eu leur chance dans ce club, c’est rien de le dire. Mais avec le coach italien qui, à l’image de Luis Enrique son homologue parisien, n’a pas peur de lancer des minots dans le grand bain, c’est désormais de l’histoire ancienne, pour le plus grand bonheur des supporters de l’OM.