OM-Atalanta : C’était quoi cet arbitrage sur le but des Italiens qui a mis à terre les Marseillais ?
Ligue des champions•Battus par l’Atalanta (0-1) sur une action où l’OM aurait pu obtenir un pénalty, les Marseillais peuvent toujours critiquer leur arbitrage en Ligue des champions, après des litiges à Madrid et au Sporting. Mais ce mercredi, l’OM ne méritait pas mieuxAlexandre Vella
L'essentiel
- L’Olympique de Marseille s’est incliné 1-0 contre l’Atalanta Bergame sur un but encaissé en toute fin de match pendant qu’ils réclamaient un pénalty.
- Une nouvelle polémique d’arbitrage en Ligue des champions après celles contre le Real Madrid et le Sporting Lisbonne.
- Et si l’arbitrage peut toujours cacher la forêt des déceptions marseillaises, l’OM, dominé dans le jeu par l’Atalanta, ne méritait sans doute pas mieux ce mercredi soir.
Le banc de l’OM était prêt à se muer en camion VAR. La tablette en main et le ralenti vidéo sur pause, De Zerbi s’est contenu pour ne pas entrer sur le terrain et coller les images sous les yeux de l’arbitre espagnol José-Maria Sanchez de cet OM-Atalanta.
On jouait la 90e minute de cette quatrième journée de Ligue des champions et l’Atalanta venait d’ouvrir le score sur une contre-attaque tandis que tout Marseille réclamait un pénalty. Car l’instant précédent, le jeu se déroulait dans la surface italienne.
Le défenseur Ederson réceptionnait alors au niveau de son point de pénalty une balle aérienne et d’un contrôle raté de la poitrine, maîtrisait finalement la balle à l’aide de son bras positionné à l’horizontal. Cela sous la menace d’Aubameyang qui, probablement, n’aurait manqué pareille offrande.
La VAR n’a pas bronché
Mais voilà, tandis que les Olympiens s’arrêtent de jouer pour réclamer haut et fort un pénalty, l’Atalanta part en contre-attaque et le milieu Samardzic traversait tout le terrain pour tromper Rulli d’une superbe frappe aux 25 mètres après avoir crocheté Aguerd.
Un moment de flottement a laissé penser un temps que l’arbitre allait voir la VAR, mais il n’en a rien été. Et les hommes du camion VAR ne l’ont manifestement rappelé. Cruellement, celui-ci pourra toujours se ranger derrière le règlement sur les fautes de mains - qui n’a jamais fini et ne sera sans doute jamais fini d’être discuté, tant il semble être interprété à géométrie variable.
Reste qu’il énonce cela : « Il n’y a pas faute si un joueur touche involontairement le ballon du bras ou de la main en glissant ou taclant ou touche involontairement le ballon du bras ou de la main après avoir raté un contrôle (rebond sur une autre partie du corps) ». Dura lex sed lex (la loi est dure mais c’est la loi) disaient les romains. Il y a loi, et l’esprit des lois, pourrait-on rétorquer.
Ce mercredi, cette règle et son interprétation par les arbitres du soir profitent aux Italiens. Les Marseillais auraient aimé qu’il en soit de même à Madrid, où ils avaient concédé la défaite sur un pénalty pour une main lors d’un tacle de Medina.
De Zerbi « n’arrive pas à passer à autre chose »
« Je me souviens d’une situation à Madrid où nous avons perdu sur un penalty de la même manière. Aubameyang arrivait derrière et pouvait marquer. La règle a peut-être changé. Je n’arrive pas à passer à autre chose. Nous sommes malchanceux, on perd trois matchs de manière rocambolesque. On perd à Madrid car les règles changent là-bas. A Lisbonne, le rouge change le match sinon on aurait pu gagner. Ce soir, pareil c’est dur », a réagi à propos Roberto De Zerbi en conférence de presse d’après-match.
Allusion au second carton jaune - synonyme de rouge - reçu par Emerson à la 45e minute pour une simulation après intervention de la VAR, tandis que les Olympiens menaient 1-0 et maîtrisaient leur match. Or, le règlement VAR, s’il permet de mettre un carton rouge direct, ne prévoit pas cette possibilité pour un simple jaune.
Et voilà l’OM à présent avec trois défaites en quatre matchs de Ligue des champions. De fait, l’espoir pour les Olympiens d’atteindre les barrages s’amenuise alors qu’ils doivent encore affronter Newcastle, l’Union Saint-Gilloise, Liverpool et Brugge contre lesquels il faudra de bien meilleures prestations que ce mercredi.
Ce mercredi soir, l’OM ne méritait sans doute pas mieux
Dominé dans le jeu par un Atalanta qui n’avait plus gagné depuis un mois, Marseille aurait bien pu être logiquement mené dès la 13e minute de jeu, si Rulli n’avait pas encore fait un miracle en arrêtant un pénalty ou encore peu après l’heure de jeu, sur un but italien logiquement refusé pour hors-jeu.
Battus dans l’entrejeu, avec des difficultés à la relance et trop de balles perdues dans sa moitié de terrain, les Olympiens ont peiné à se montrer dangereux, à l’exception notable d’une vraie balle de but manquée par Hojbjerg à la 32e, trouvé seul aux 16 mètres par Greenwood.
Scotchés à trois points et à la 25e place de ce mini-championnat, les Marseillais peuvent toujours marronner contre l’arbitrage et se dire qu’avec 6 ou 7 points ils se situeraient entre la 10e et la 18e place. Mais ce mercredi soir, l’OM ne méritait finalement sans doute pas mieux qu’un nul qui aurait déjà été heureux.
Une performance finalement dans la lignée d’un mois d’octobre décevant, avec en Ligue 1 une défaite à Lens, un nul contre Angers et une courte victoire à Auxerre. Si en Ligue des champions l’arbitrage peut toujours cacher la forêt des déceptions marseillaises, ils ne faudraient pas qu’elles s’installent en championnat.



















