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L’annulation du penalty pour le PSG en fin de match est-elle un scandale ?

PSG – PSV Eindhoven : L’annulation du penalty sifflé pour Paris dans les arrêts de jeu est-elle un scandale ?

footballL’arbitre suédois Glenn Nyberg a d’abord accordé un penalty au PSG puis s’est ravisé après avoir consulté la vidéo, alors que le contact est réel entre Asensio et Boscagli
Nicolas Camus

Nicolas Camus

L'essentiel

  • Le PSG a concédé le match nul mardi soir face au PSV Eindhoven (1-1) en Ligue des champions.
  • Les Parisiens ont pourtant eu une tonne d’occasions, mais comme depuis le début de saison en C1, ils n’arrivent pas à concrétiser leur domination.
  • Ils auraient pu toutefois être sauvés par un penalty en leur faveur dans les arrêts de jeu, mais M. Nyberg, qui avait sifflé dans un premier temps, s’est ravisé après consultation de la vidéo. Une décision contestable, de notre point de vue.

Au Parc des Princes,

Rien ne sourit au PSG dans ce début de campagne de Ligue des champions. Non seulement ils ne marquent qu’une fois tous les 50 tirs, mais en plus ils ne peuvent pas compter pas ce petit coup de pouce tombé du ciel pour aider un peu. Prenez le match de mardi soir face au PSV, par exemple. Tenus en échec malgré une nette domination, les Parisiens ont cru avoir une chance de l’emporter dans les arrêts de jeu quand l’arbitre suédois Glenn Nyberg a sifflé penalty après un contact entre Olivier Boscagli et Marco Asensio (94e).

Une « erreur manifeste », vraiment ?

Mais Nyberg s’est fait rattraper par ses assistants vidéo, qui lui ont demandé de venir vérifier tout ça. Le Suédois a alors annulé sa décision, frustrant l’équipe parisienne et tout le Parc des Princes. A-t-il bien fait ? Le contact entre le défenseur français et l’attaquant espagnol fait partie des situations les plus dures à juger.

A vitesse réelle en tout cas, la faute paraît assez nette. Asensio est passé devant et se fait toucher par le tacle de Boscagli. Il en rajoute, certes, mais comme dirait l’autre, on a vu des pénos sifflés pour moins que ça. « Pour moi c’était penalty, parce qu'il [le défenseur] le touche, estime le Parisien Pacho. Après, sur ce genre de situation, parfois le football vous le donne, parfois non. »

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Le changement d’avis de l’arbitre recèle plusieurs problèmes à nos yeux. Le premier est qu’il ait été appelé par les deux officiels en charge de la VAR, les Anglais Stuart Attwell et David Coote. Rappelons la règle : « L’équipe VAR contrôlera toutes les situations pouvant changer le cours du match, mais n’interviendra qu’en cas d’erreur manifeste », est-il écrit sur le site de l’UEFA. De notre point de vue, indiquer le point de penalty sur cette action n’entrait pas dans cette catégorie. Mais les assistants préfèrent qu’il y ait vérification plutôt qu’on leur reproche après coup de ne pas l’avoir demandée.

C’est le problème d’avoir ce procédé à disposition, le plus simple pour garder les mains propres reste de s’en servir. Ensuite, à partir du moment où l’arbitre va consulter son écran, il peut voir l’action sous toutes les coutures, avec des images disséquées à la loupe. Et lorsque le contact est déjà léger à vitesse réelle, comme c’était le cas ici, il paraît insignifiant au ralenti. On peut toutefois observer qu’Asensio se fait toucher au niveau du genou au tout début du duel. Soit l’arbitre ne l’a pas vu, car concentré sur un éventuel contact au niveau du sol, soit on ne lui a pas montré, soit il a décidé que ça ne suffisait pas.

Classement de la Ligue des Champions

Quoi qu'il en soit, le PSG a le droit de se sentir léser. Après la rencontre, Luis Enrique n’a pas souhaité en rajouter. « Je n’ai rien à dire sur tout ce qui concerne l’arbitrage, je ne me prononce pas », a évacué l’entraîneur parisien. Même chose pour Marquinhos, qui relevait plus globalement « la frustration de laisser passer des points qui seront importants pour la qualification ». « On va avoir des confrontations difficiles, c’était un match où on aurait dû prendre les trois points », a-t-il regretté. On saura vraiment dans quelques semaines la valeur de ce péno envolé.