N.C.
Après trois matchs, on peut déjà dégager quelques tendances dans les aspirations de Zinédine Zidane pour son équipe de France : un bloc haut, un pressing coordonné qui peut engendrer des trous d’air, le danger qui part des côtés pour ensuite se diffuser selon les inspirations de ses talents offensifs, et l’intégration d’un profil créatif dans son milieu à trois.
Dans tout ça, l’un des grands gagnants se nomme pour l’instant Rayan Cherki, titularisé deux fois et auquel ZZ semble vouloir faire confiance, misant sur une complicité technique avec Michael Olise, placé sur le côté droit.
Incompréhension ?
Dans son édition de dimanche, L’Equipe a consacré un dossier à ce dernier, arme offensive numéro 1 des Bleus sur ce rassemblement. Buteur face à la Belgique puis l’Italie, le Bavarois s’affirme, dans la foulée d’une Coupe du monde très réussie – au moins jusqu’en 8e de finale. Dans l’un des papiers, intitulé « Olise peut-il devenir un leader chez les Bleus ? », nos confrères écrivent ceci : « Olise a une vision très précise de ce que le jeu demande. Et n’aime pas ceux qui l’entravent. Pendant le Mondial, il n’avait guère goûté, par exemple, certaines facéties en séances d’un Rayan Cherki. Un joueur et un personnage qu’il ne comprend pas toujours, en outre. »
Ce passage n’a pas plu à Cherki. Le milieu de terrain de Manchester City a pris la peine de répondre en personne, sur X. « Encore une invention… Magnifique l’inspiration » a-t-il commenté, ajoutant des émojis au cas où on n’aurait pas bien compris l’ironie du message.
S’il devait y avoir quelques difficultés de compréhension entre les deux joueurs, ça ne transparaît pas dans les choix de Zidane, en tout cas. Le nouveau patron devrait à nouveau les associer ce lundi soir contre la Belgique, pour la troisième fois en quatre rencontres. Et confirmer qu’il s’agit là d’un axe fort pour ces Bleus nouvelle génération.