20 Minutes avec AFP
La semaine dernière lors du match aller, les Irlandais avaient porté un brassard noir contre Israël pour protester contre la guerre à Gaza. Lors de la manche retour dimanche, les Israéliens ont fait de même pour commémorer les massacres du 7-Octobre. Match nul, comme sur le terrain (1-1), et fin de cette séquence où la géopolitique a pris beaucoup plus de place que le football.
A trois jours de la date anniversaire des attaques commises par le Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, l’équipe nationale avait été autorisée par l’UEFA a porté ce brassard noir, avait déclaré avant le match la fédération israélienne. Ces tueries, les pires dans l’histoire du pays, ont fait 1.221 morts, selon les données officielles.
Ni échange de fanions ni poignée de main
Mais cette décision était aussi une manière de poursuivre la bataille des symboles face à l’Irlande, soutien de longue date de la cause palestinienne. La rencontre de dimanche soir, délocalisée pour des raisons de sécurité selon les autorités irlandaises, s’est déroulée à Backa Topola, en Serbie, et à huis clos.
Comme lors du match aller, les joueurs irlandais ont ostensiblement baissé la tête au moment de l’hymne israélien et avant le coup d’envoi, il n’y a eu ni échange de fanions ni poignée de main entre capitaines. Sur le terrain, Troy Parrott a ouvert le score sur penalty pour l’Irlande (39e) et Dor Peretz a égalisé pour les Israéliens (47e).
« Je suis absolument ravi que ce soit terminé, cela nous a coûté à tous », a soufflé le sélectionneur irlandais, Heimir Hallgrimsson, qui a décrit une ambiance « comme un match amical ». « Il n’y avait personne qui regardait, pas d’étincelle dans ce match, a-t-il souligné. J’ai reconnu le mérite des joueurs, ils ont été absolument géniaux dans des temps difficiles et je ne souhaite à aucune équipe nationale de traverser ce que nous avons traversé ces deux dernières semaines. »
Samedi, une conférence de presse du sélectionneur de l’Irlande, Heimir Hallgrimsson, avait été écourtée après de nouvelles tensions extra-sportives entre des journalistes israéliens et le staff de l’entraîneur. La guerre menée par Israël à Gaza, déclenchée en réponse au 7-Octobre, a fait plus de 74.000 morts, selon le ministère de la Santé de ce territoire contrôlé par le Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.