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Zidane revient sur son coup de boule, « ça fait partie de ma carrière »

Le coup de boule de 2006 une « partie de ma carrière » et un moteur pour Zidane dans son rêve de sélectionneur ?

veille de match•Confronté à son passé, Zinédine Zidane s’est livré sur son expulsion en finale de la Coupe du monde 2006 contre l’Italie, à la veille de ses retrouvailles avec la Nazionale en Ligue des nations
William Pereira

William Pereira

La relation entre Zinédine Zidane et l’Italie est un grand paradoxe. D’un côté, il s’agit du pays où il est « devenu un joueur peut-être important », comme il l’euphémisait, en parlant de son passage à la Juve, jeudi soir en conférence de veille de match contre la Nazionale en Ligue des nations. Un pays dont il comprend et parle encore la langue au point de commencer sa réponse à un confrère italien en VO avant de se raviser. « Ah pardon, je dois parler en français. » Un pays dont il respecte la science tactique qui a fait sa réputation, et son mentor Marcello Lippi.

D’un autre côté, l’Italie est celle qui a fait plonger Zizou dans le déshonneur un soir de finale de Coupe du monde 2006 où il n’a su réfréner l’envie somme toute très humaine de régler ses comptes à Marco Matterrazzi, à qui il n’a plus jamais parlé depuis. Un coup de boule dont il a été absous depuis bien longtemps mais auquel il a tout de même été confronté jeudi au Stade de France.

« Ce ne sont pas des regrets, parce que ça fait partie de ma carrière, assume le sélectionneur. Je ne suis pas fier de ce qui s’est passé. Je l’ai dit, je le redis encore aujourd’hui. Mais ça fait partie d’un parcours. Vous ne pouvez pas faire que des belles choses. Je crois qu’on est tous dans un parcours de vie où l’on fait des choses qui ne sont pas top. Mais maintenant, c’est la suite. C’est ce qui va se passer demain, c’est ce qui va se passer avec l’équipe de France. »

Un besoin d’écrire une fin alternative avec les Bleus

Rien de nouveau si ce n’est que Zinédine Zidane admet que l’épilogue contrarié de sa vie d’international français a contribué à nourrir son rêve de devenir sélectionneur des Bleus. « Sauf qu’en 2006, je ne savais pas que j’allais devenir entraîneur. Pour moi, c’était la fin, donc ça a été très compliqué. Mais comme je crois en la vie, je crois en des choses positives, je crois en ce que je fais, je me suis préparé pour pouvoir revenir et entraîner l’équipe de France. Et aujourd’hui, je suis là, et j’ai envie de me donner en tous les cas un fond pour cette équipe. »

Nul ne sait si un succès vendredi soir suffira à assouvir la quête de rédemption qui anime ZZ, mais battre l’Italie serait forcément un bon début pour s’en approcher.