Ligue des nations féminine : « Il faut croire en nous », martèle Hervé Renard à la veille de la finale contre l’Espagne
football•Le sélectionneur des Bleues espère mener son équipe à son premier titre international, mercredi soir à SévilleN.C.
L'essentiel
- L’équipe de France affronte l’Espagne, championne du monde en titre, en finale de la Ligue des nations, mercredi soir à Séville.
- A quelques mois de leur grand objectif des JO de Paris, les Bleues ont l’occasion de remporter leur premier titre international.
- Elles peuvent compter dans la préparation de cet évènement sur Hervé Renard, le sélectionneur jamais plus inspiré que face à ces défis de l’extrême.
Un immense défi pour un premier titre. L’équipe de France féminine, après tant d’éliminations cruelles ces dernières années, a cette fois l’occasion de remporter un trophée majeur, mercredi, mais il faudra faire très fort face à l’Espagne chez elle en finale de la Ligue des nations. Affronter les championnes du monde en titre, devant 60.000 spectateurs bouillants au stade de la Cartuja à Séville, on ne fait pas plus vertigineux dans le football mondial aujourd’hui.
Heureusement, les Bleues peuvent compter sur la foi d’Hervé Renard, jamais plus inspiré que face à ces défis de l’extrême. « C’est un énorme challenge à relever, mais on préfère ça à devoir regarder le match à la télé, a relevé le sélectionneur ce mardi en conférence de presse. Jouons notre chance à fond, on a beaucoup de qualités, il faut croire en nous. C’est un moment particulier, exceptionnel à vivre. On pratique le foot pour ressentir avec cette adrénaline donc quand elle est là, il ne faut surtout pas en avoir peur. »
Un sacré tremplin
Le globe-trotter en a connu des moments comme ça où il fallait soulever des montagnes, avec la Zambie ou la Côte d’Ivoire en finale de Coupe d'Afrique des Nations, ou avec l’Arabie saoudite face à l’Argentine en phase de poule de la dernière Coupe du monde messieurs. Il sera un atout de poids pour les joueuses françaises, qui manquent de vécu à ces altitudes en équipe nationale. « Beaucoup d’entre nous ont joué des finales en clubs, certaines en ont aussi gagné avec les équipes de France jeunes, a toutefois relativisé Eugénie Le Sommer, qui portera le brassard de capitaine mercredi. Il y a de l’expérience dans cette équipe, qu’on oublie parfois. »
Revenue chez les Bleues l’an dernier, la Lyonnaise (93 buts en 188 sélections) représente l’un des meilleurs atouts de la sélection, avec ses compères d’attaque Kadidiatou Diani et Marie-Antoinette Katoto. L’association de ces trois-là, encore balbutiante, est une des clés de la réussite des Bleues. « On essaye de bien se retrouver, de se regarder, de se déplacer les unes en fonction des autres pour s’aider et aider l’équipe, explique Le Sommer. C’est une relation qui est en train de construire. » Même si l‘objectif principal de cette génération reste les JO l’été prochain, remporter une finale contre l’Espagne, invaincue depuis un an, constituerait un sacré tremplin.
« Une grande détonation »
« La Ligue des nations, c’est très important, c’est ce qui peut nous faire monter la petite marche pour réaliser de bons JO, disait la gardienne Pauline Peyraud-Magnin au sortir de la demi-finale, vendredi. Cela pourrait être une grande détonation, cela enverrait un gros message pour dire que la France est prête à jouer ce genre de grandes compétitions. »
Pour cette occasion, Hervé Renard a certainement préparé un discours dont il a le secret, mais il n’a rien voulu en dire à la veille de l’événement. « Le discours sera classique. L’important est d’être au rendez-vous, d’être heureux d’être là, je le répète mais c’est important, pose le sélectionneur. Il faudra être concentrées, unies les unes aux autres, dans une cohésion totale. C’est ça la recette pour battre les grandes équipes. »


















