Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Comment l’OL peut-il être si proche d’un retour miraculeux en C1 ?

OL - Rennes : « C’était difficile d’imaginer cette saison »… Comment Lyon peut-il être si proche d’un retour en C1 ?

RésurrectionAuteur d’une quatrième victoire de rang en Ligue 1, dimanche lors d’un emballant sommet contre Rennes (4-2), l'Olympique Lyonnais est aux portes d’un retour en Ligue des champions, sept ans après
Ligue 1: Le brief-débrief du spectaculaire tournant OL-Rennes (4-2)
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • En Ligue 1, l’Olympique Lyonnais a remporté dimanche un match crucial contre Rennes (4-2), malgré une entame cata, entre Corentin Tolisso K.-O. et un hallucinant but de volée de Mousa Al-Tamari (0-1, 6e).
  • Cette victoire renversante permet à l’OL de s’envoler à la troisième place du championnat, synonyme de qualification directe en Ligue des champions, avec 2 points d’avance sur Lille et 4 sur Rennes à deux journées de la fin.
  • Après avoir traversé une période difficile, avec neuf matchs de rang sans succès, le groupe de Paulo Fonseca a repris sa marche en avant dans la dernière ligne droite de cette saison de Ligue 1. Une saison entamée au bord de la relégation administrative.

Au Parc OL,

Est-il possible de vivre une pire entame de match qu’un K.-O. subi par votre capitaine après vingt secondes de jeu et « le possible but de l’année » (dixit Paulo Fonseca) contre vous dès la 6e ? Pas évident, surtout lorsque votre retour en Ligue des champions, après sept ans de disette, dépend en grande partie de ce tournant face au Stade Rennais (4-2). Si fragile il y a encore un mois et une terrible série de neuf matchs de rang sans succès, l’Olympique Lyonnais a cette fois géré l’avis de tempête avec un savant mélange de calme et de folie.

La volée « vanbastenienne » de Mousa Al-Tamari (0-1, 6e) a beau avoir éteint un instant l’euphorie des 51.460 spectateurs du Parc OL, le stade s’en est aussi bien remis que Corentin Tolisso, qui a frôlé un protocole commotion sur le coup. Et de quelle manière pour le numéro 8 lyonnais, entre une passe décisive pour l’égalisation de Roman Yaremchuk (1-1, 37e), un penalty inscrit sans trembler (2-1, 42e), puis une nouvelle passe décisive pour Endrick (4-2, 75e)…

Bousculé par Mousa Al-Tamari, alors que Brice Samba cherchait à intervenir proprement, le supersonique Afonso Moreira a provoqué le penalty du 2-1 en faveur de l'OL, qui sera transformé par Corentin Tolisso (42e).
Bousculé par Mousa Al-Tamari, alors que Brice Samba cherchait à intervenir proprement, le supersonique Afonso Moreira a provoqué le penalty du 2-1 en faveur de l'OL, qui sera transformé par Corentin Tolisso (42e).  - O. Chassignole/AFP

Un OL « secoué » par la fusée d’Al-Tamari

S’il évoquait « un stress incroyable pendant ce match », Paulo Fonseca surtout apprécié les « réactions très fortes » de son groupe, après avoir été mené donc, mais aussi après le 2-2 d'Esteban Lepaul à la reprise (49e).

Trois minutes plus tard, la pile électrique Afonso Moreira inscrivait le but de la bascule après un énorme travail d’Abner Vinicius (3-2, 53e). De quoi permettre à l’OL de s’envoler à la troisième place de Ligue 1, synonyme de qualification directe en Ligue des champions, avec 2 points d’avance sur Lille (4e) et 4 sur Rennes (5e).

« Leur extraordinaire premier but nous a directement secoués, reconnaît Clinton Mata. Mais on n’a pas paniqué, on est resté très calmes, la tête froide. On a juste proposé notre football et on a su renverser la tendance. » L’entraîneur portugais de l’OL salue : « Ça a été un magnifique match de notre équipe, peut-être notre meilleur de la saison. »

Des airs de finish de saison 2023-2024 avec Pierre Sage

D’ailleurs, personne ne s’élevait dans le camp d’en face pour contester la mainmise rhodanienne sur la rencontre. « On est obligé de reconnaître que Lyon a été meilleur que nous ce soir. Il faut juste reconnaître les faits quand ils sont là », a sobrement glissé Franck Haise. Le nouvel entraîneur breton était complété par son latéral gauche Quentin Merlin : « Ils ont été supérieurs à nous dans tous les domaines. »

Enfin, le meilleur buteur de Ligue 1 Esteban Lepaul, formé à l’OL, a insisté : « Cette équipe lyonnaise est capable de se sublimer dans des soirs comme ça, avec une grosse ambiance dans ce stade. » Il y avait effectivement un air de communion entre joueurs et supporteurs, comme à la fin de la miraculeuse saison 2023-2024 avec Pierre Sage, de la 18e à la 6e place. La dimension miracle existe là aussi, au vu du mouvementé été 2025 marqué par la fin de l’ère John Textor, avec le risque administratif tenace de se retrouver en Ligue 2, voire pire.

« C’était difficile d’imaginer à la reprise de cette saison qu’on puisse être à la troisième place à ce moment-là, c’est incroyable », reconnaît Paulo Fonseca. Clinton Mata savoure lui aussi la bluffante trajectoire de la saison lyonnaise. D’abord avec poésie : « On est passé par toutes les couleurs cette saison, avec de très beaux moments, puis de la pluie, et là on recommence à avoir du beau temps. »

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

« On n’a jamais douté de nous »

Ensuite avec une analyse plus poussée de ces montagnes russes, de 12 victoires de rang à 9 matchs consécutifs sans succès, jusqu’aux 12 points/12 en cours en Ligue 1 pour finir la saison.

« On est passé par des moments difficiles, et c’est clair que ça nous a quand même affectés. Mais on savait où on allait. Vous [les médias] étiez là en train de déjà nous enterrer, mais on n’a jamais douté de nous. On a toujours gardé notre ligne de conduite, on savait que le championnat n’était pas fini et on est resté dans notre coin à travailler. La Ligue 1 est très difficile, et on savait que des équipes allaient perdre des points et avoir une mauvaise passe, comme nous avant elles. Et on a pu renverser la tendance. »

Clinton Mata, défenseur de l'OL

Au point de désormais être LE grand favori pour accompagner le PSG et Lens en C1 la saison prochaine. Mais n’allez pas dire à Clinton Mata et ses coéquipiers que c’est quasiment dans la poche, avant un déplacement à Toulouse dimanche prochain puis l’ultime réception de Lens le 17 mai. « On va se calmer ! Parce que si je parle maintenant et que ça se passe mal sur le prochain match, vous serez sur nous, sourit Clinton Mata. Mais c’est un fait : on commence à se rapprocher petit à petit de la Champions League. Tout peut se passer dans le football, il faut rester humbles. Il nous reste encore deux finales à jouer à fond et on va tout faire pour avoir cette qualification. »

Notre dossier sur l'OL

Avec une nouvelle donnée majeure que met en avant Clinton Mata, après le match du grand retour d’Ernest Nuamah, entré en jeu à la 85e minute, treize mois après sa rupture des ligaments croisés du genou : « C’est la première fois de la saison où on a tout le monde, et c’est pour le sprint final » (hormis Orel Mangala, qui devrait postuler pour le match à Toulouse). Voilà un alignement des planètes total pour enfin retrouver le prestige/le pactole de la Ligue des champions.