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Le Toulousain Dönnum visé par une enquête pénale pour son « geste raciste »

Ligue 1 : Le Toulousain Aron Dönnum visé par une enquête pénale pour son « geste raciste »

JusticeLe parquet de Toulouse vient de se saisir du geste insultant effectué par l’international norvégien du TFC à l’encontre du Camerounais du Havre Simon Ebonog, le 2 novembre en Ligue 1
Jérémy Laugier

J.Lau.

Souhaitons à Aron Dönnum d’avoir bien profité de cette trêve internationale, synonyme de première qualification en Coupe du monde depuis 1998 pour sa sélection norvégienne. Car après la fête dans le vestiaire, dimanche à la suite du mémorable succès en Italie (1-4), le milieu offensif du TFC va vite replonger dans ses contrariétés du moment en Ligue 1.

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Auteur d’un geste de très mauvais goût (a minima), en agitant la main devant son nez face au milieu camerounais du Havre Simon Ebonog, le 2 novembre à Toulouse, Aron Dönnum devra répondre de ses actes devant la commission de discipline de la LFP, le mercredi 26 novembre.

« C’est fou de dire que je suis raciste », peste Dönnum

Mais ça n’est pas tout : L’Equipe révèle ce jeudi midi que l’international norvégien se retrouve visé par une enquête pénale préliminaire pour « injure publique en raison de la race ». Le parquet de Toulouse vient en effet de se saisir de cette situation ayant déclenché une vive polémique dans le football français, en choquant notamment le coach havrais Didier Digard.

« Il me paraît normal de ne pas laisser aux seules instances du football le soin de traiter ces comportements, même si je constate la saisine de la commission de discipline de la LFP qui démontre la volonté de bannir les gestes racistes des enceintes sportives », précise à L’Equipe David Charmatz, procureur de Toulouse. Dès le soir même, Aron Dönnum s’était défendu d’avoir effectué un geste raciste.

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« C’est fou de dire que je suis raciste, indiquait-il. Le joueur s’approche de moi, je peux sentir son haleine et elle sent mauvais, cela n’a rien à voir avec du racisme. Ce n’est pas la première fois que je fais ça et je sais que beaucoup de mes coéquipiers l’ont déjà fait : c’est fou de dire que c’est un geste raciste. » S’il a vite été âprement défendu par le TFC, Aron Dönnum n’a visiblement pas encore convaincu grand monde en dehors de son employeur.