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Diallo insiste pour remplacer la LFP et mettre en place sa grande réforme

FFF : Philippe Diallo insiste pour remplacer la LFP et installer sa « Premier League à la Française »

instancesLe président de la Fédération a présenté mardi son projet amendé par les remarques de la Ligue, afin que tout le foot français soit sur la même ligne avant le vote crucial de l’Assemblée nationale
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

La question d’une grande réforme de la gouvernance du football français est plus que jamais d’actualité. Les remous à la LFP n’en finissent pas, et les clubs se trouvent dans une situation financière délicate. Dans ce contexte, le projet de « Premier League à la française » est censé incarner une rupture, et insuffler une nouvelle dynamique.

Après avoir présenté une première mouture en mai dernier, le président de la FFF Philippe Diallo a dévoilé mardi une version corrigée, prenant en compte certaines observations faites par la Ligue de football professionnel cet été. Elle doit désormais être partagée avec l’ensemble des acteurs du foot pro (LFP, clubs, syndicats…) pour envisager une position commune avant un passage de la loi à l’Assemblée nationale.

Deux entités pour gérer le foot français

Cette réforme prévoit toujours la transformation de la LFP en une Société des clubs, en lien plus étroit avec la Fédération. Seul changement d’envergure, cette future Société des clubs aura la main sur la commercialisation des droits audiovisuels et marketing et sur l’organisation des compétitions. En résumé, elle regrouperait l’ensemble des compétences actuelles de la LFP et de sa filiale commerciale LFP Media.

« De trois entités (FFF, LFP, la société commerciale LFP Media), nous passons à deux (FFF et Société des clubs) avec des prérogatives claires pour les deux entités », a insisté le président de la FFF lors de son Comité exécutif. La représentation des clubs professionnels à l’Assemblée générale de la FFF ne sera pas limitée, comme le prévoyait le texte du Sénat, et la rémunération de leurs futurs dirigeants, ne sera pas plafonnée.

La Fédération garde en revanche le droit de veto sur les décisions importantes. Malgré la forte opposition du secteur professionnel, elle n’a pas non plus voulu céder sur la prise de contrôle de la DNCG, le gendarme financier du football français, une commission indépendante placée jusqu’ici sous l’autorité de la Ligue.

La FFF siégera par ailleurs au conseil de surveillance de la Société des clubs, ainsi qu’à son Assemblée générale, aux côtés des clubs, du fonds d’investissement CVC (qui détient 13 % de LFP Media) et des familles (joueurs, entraîneurs, arbitres).

Le poste de Labrune disparaît

« C’est pour cela que l’on peut parler d’une Premier League à la française, a expliqué Philippe Diallo. La Société des clubs a le même fonctionnement, mais elle prend en compte la particularité française d’inclure dans les décisions les différentes familles du football. Les clubs gardent la maîtrise de leur développement et de leur compétitivité et les salariés actuels de la Ligue devraient être ceux de la future société commerciale, sauf la DNCG qui rejoint la Fédération. »

Autre évolution majeure : la disparition du poste de président et des élections, au profit d’un « directoire de trois ou quatre manageurs indépendants, sans lien avec les clubs pour éviter les conflits d’intérêts, recrutés pour leurs compétences et révocables par les clubs », selon Philippe Diallo.

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Le patron de la FFF espère voir cette nouvelle structure « mise en place en juillet 2026, pour la saison prochaine ». La proposition de loi qui encadre cette réforme, adoptée par le Sénat en juin, doit encore être approuvée par les députés pour pouvoir entrer en vigueur. Prévu initialement en novembre, le vote pourrait être repoussé en raison de la chute du gouvernement Bayrou, le 8 septembre.