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Benoît Payan remonté contre « les propos racistes » lors du choc Nice-OM

OGC Nice - OM : Benoît Payan remonté contre « les propos racistes » des ultras niçois, en banderoles et en chants

« football »Le maire de Marseille a réclamé dès dimanche soir une réaction de la LFP après les banderoles et chants insultants et homophobes d’une partie des supporteurs niçois, lors de la victoire du Gym contre l’OM (2-0)
Jérémy Laugier

J.Lau.

L'essentiel

  • L'OGC Nice a remporté le choc de la 19e journée de Ligue 1, dimanche soir contre son voisin marseillais (2-0).
  • Ce bouillant derby a surtout été marqué par plusieurs banderoles/chants détestables au sein de la Populaire Sud de l’Allianz Riviera.
  • Le maire de Marseille Benoît Payan a vite interpellé la Ligue de football professionnel (LFP) afin qu’elle sanctionne « les propos racistes » des ultras niçois, notamment auteurs de la banderole « Le soleil se couche sur la ville de Nice… Que la chasse aux rats commence !!».

Les chocs OGC Nice-OM sont historiquement propices aux débordements dans les tribunes. D’ailleurs, bien avant les positions tranchées des ministres Amélie Oudéa-Castéra et Bruno Retailleau en faveur de l’arrêt des matchs en cas de chants homophobes, l’Allianz Riviera avait déjà vécu ce scénario. En août 2019, Clément Turpin avait ainsi interrompu durant neuf minutes un Nice-OM en Ligue 1 en raison de banderoles (« Bienvenue au groupe Ineos : à Nice aussi on aime la pédale » et « LFP/Instance : des parcages pleins pour des stades plus gays ») et de chants homophobes.

L’ambiance s’est d’emblée révélée tout aussi détestable dimanche soir au sein des ultras de la Populaire Sud, pour la belle victoire du Gym (2-0) contre l’Olympique de Marseille. Juste avant le coup d’envoi, le virage sud azuréen a ainsi déployé une banderole particulièrement hostile à l’encontre des Marseillais : « Le soleil se couche sur la ville de Nice… Que la chasse aux rats commence !! ».

L’ancien Niçois Neal Maupay copieusement insulté

Avant de remettre ça quelques minutes plus tard avec un jeu de mots de bien mauvais goût, là aussi en banderole : « Liberté pour les ultrats ». Et puis en deuxième période, la Populaire Sud a insulté son ancien attaquant Neal Maupay, aujourd’hui à l’OM : « Maupay : tu es passé d’un enfant du club à un enfant de p… ! ». Autant de propos qui ont vite eu un retentissement dimanche soir à Marseille.

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Le maire de la ville Benoît Payan a notamment interpellé la LFP sur son compte X : « Les propos racistes ne sont pas tolérables dans un stade. Je demande à la LFP de ne pas laisser passer ». Dans un communiqué publié ce lundi midi, la Ligue de football professionnel (LFP) annonce qu’elle « condamne fermement les chants homophobes et sexistes entendus », ainsi que « les banderoles racistes et sexistes déployées ».

Notre dossier sur la LFP

« L’ensemble des incidents de la rencontre sera à l’ordre du jour de la prochaine commission de discipline, qui aura lieu le mercredi 29 janvier », précise la LFP. La commission de discipline va en effet également ajouter au dossier plusieurs chants homophobes et insultants visant Neal Maupay et Marseille (« La Bonne-Mère est une s….. », « Marseille, Marseille, on t’en…. ») qui ont incité l’arbitre Eric Wattelier à interrompre la rencontre à la 24e minute de jeu. Dimanche soir, le match a repris quelques secondes plus tard, et les insultes de supporteurs niçois avec.