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Fifa : « Trop c’est trop »… Petit, Silvestre, Bronze et d’anciens internationaux ne veulent plus d’Infantino
ras le bol•La Fifa est plongée dans une profonde crise de gouvernance depuis le projet avorté d’ouverture du Mondial à des investisseurs privésA.H. avec AFP
S’il a encore quelques soutiens, à l’image de Samuel Eto’o, Gianni Infantino s’est mis pas mal de monde à dos avec son projet, avorté, de loger les recettes du Mondial dans une société commerciale ouverte à des investisseurs privés. Dans une lettre ouverte, plusieurs anciens internationaux, ont ainsi réclamé lundi un « changement » à la tête de la Fifa.
« Le changement est nécessaire. L’exercice du pouvoir a altéré la capacité des dirigeants actuels à distinguer leurs intérêts personnels de l’intérêt supérieur du football », affirment Mikaël Silvestre, Emmanuel Petit, Frédéric Piquionne, Olivier Dacourt ou Lucy Bronze sur leurs réseaux sociaux, sans citer nommément le patron de la Fifa Gianni Infantino.
« Des décisions majeures prises sans consultation »
« Nous partageons exactement les mêmes préoccupations que des millions de supporteurs à travers le monde. Comme eux, nous avons vu le sport que nous aimons s’éloigner de ses valeurs fondamentales sous la direction actuelle de la Fifa », poursuivent les anciens joueurs dans un texte écrit en trois langues à l’initiative de Mikaël Silvestre, engagé auprès de la Fifa dans un panel d’anciens joueurs contre le racisme.
Ils déplorent que « depuis trop longtemps, des décisions majeures (aient) été prises sans consultation ni considération des joueurs et sans aucun égard pour les supporteurs qui font vivre ce sport ». « Les événements récents ont rendu le silence impossible. Trop, c’est trop », martèlent-ils, appelant « toutes les parties prenantes à passer à l’action ».
Politiquement, ils estiment qu’il faut « accorder aux joueurs et aux supporters un droit de regard réel et direct sur la gestion du football » - un écho à la pétition lancée la semaine dernière par une coalition d’organisations de supporters, réclamant une « réforme fondamentale » de la Fifa.



















