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Paraguay - France : Zéro carton pour les bouchers paraguayens, mais c’était quoi cet arbitrage pourri ?
avertissement de comportement•La France s’est imposée en huitième de finale de la Coupe du monde face au Paraguay, samedi, au terme d’un match très très très accrochéAntoine Huot de Saint Albin
L'essentiel
- L'arbitre ouzbek Ilgiz Tantashev a été complètement dépassé lors du huitième de finale Paraguay-France (0-1), laissant les joueurs paraguayens commettre de nombreuses fautes violentes non sanctionnées.
- Malgré l'agressivité paraguayenne, seuls trois cartons jaunes ont été distribués durant la rencontre, et ils ont été destinés à Bradley Barcola, Michael Olise et Manu Koné.
- « L'arbitrage, je n'ai rien à dire, vous avez vu par vous-mêmes, a réagi Rayan Cherki. Il y a eu combien de fautes, il y a eu combien de cartons jaunes ? Ce n'est pas grave. On est en quarts de finale. »
De notre envoyé spécial à Philadelphie,
Sur le papier, c’était une bonne idée de la Fifa. Donner à un arbitre pas habitué aux plus grandes joutes internationales l’opportunité d’être au centre du terrain pour un huitième de finale de Coupe du monde, c’est un cadeau assez sympa. Mais l’expérience s’est transformée en véritable cauchemar pour Ilgiz Tantashev, lors de Paraguay-France (0-1), tant l’Ouzbek a été dépassé par les événements.
Il faut dire qu’il a eu face à lui des énergumènes qui lui ont mené la vie dure. Des bouchers nourris à la garra guarani, arrivés à Philadelphie le couteau entre les dents, les poignards dans les mains et les cisailles aux pieds. Tout, sauf jouer au football. Après avoir arbitré Ecosse-Haïti et Autriche-Algérie qui s’étaient déroulés dans un climat très « Coupe du monde friendly », Tantashev est tombé dans le piège de l’Albirroja.
Le coup de coude de Galarza
Depuis le début de ce Mondial, on voit souvent les arbitres laisser jouer à outrance, et les Bleus en avaient été les premières victimes, notamment lors du match face à la Suède, où Michael Olise s’était fait découper sans que le moindre avertissement ne sorte de l’homme en noir. Mais les Paraguayens ont poussé le bouchon loin, très loin, trop loin. Sauf que la police du football ouzbèke, habituée notamment à la Ligue des champions asiatique, n’est jamais intervenue.
Si on regarde la feuille de stats, tout laisserait à penser que le match s’est déroulé dans un climat à peu près serein où les Sud-Américains ont été à peine plus sanctionnés que les Français (13 fautes à 11). Il n’en a rien été. Car le nombre d’agressions non sanctionnées commises par les hommes de Gustavo Alfaro est à montrer dans toutes les écoles de mathématiques.
A commencer par ce coup de coude de Matias Galarza sur le haut du corps de Kylian Mbappé alors que l’attaquant tricolore n’avait même pas le ballon. Le tout sous les yeux de l’arbitre, qui était à un mètre de l’action et dont la caméra a très bien capté ce moment lunaire. Résultat : pas de carton rouge, même pas de jaune et encore moins faute contre n°23 paraguayen, maître ES dans la capacité à faire des petits coups en douce.
La planchette de Caceres
Autre exemple de cet arbitrage très permissif, le coup infligé par Juan José Caceres sur le tibia De Kylian Mbappé en seconde période. Là aussi passable d’un carton, a minima jaune, qui a finalement débouché sur rien du tout. Kylian Mbappé n’est pas le seul à avoir été victime d’injustice arbitrale : Michael Olise, Bradley Barcola, Adrien Rabiot ont tous fini les quatre fers en l’air sans que des fautes ne soient sifflées. Sur toutes ces agressions, le Paraguay n’aura écopé d’aucun carton jaune.
A contrario, les Bleus, qui avaient aussi mis le bleu de chauffe pour l’occasion, ont récolté trois avertissements (Barcola, Koné, Olise) pour des fautes dont le degré de dangerosité était proportionnellement inverse à tout ce qui a été fait par l’Albirroja. Olise a ainsi été averti pour avoir touché le maillot de ce diable de Galarza qui s’est effondré au sol comme s’il avait été renversé par Godzilla. Et encore, on n’a pas parlé de toutes les petites diableries qui sont venues perturber le cours du jeu et qui n’ont pas été signalées par l’Ouzbek.
Toute l'actu de la Coupe du monde 2026« Ils auraient mérité d'avoir quelques cartons jaunes, a réagi William Saliba sur M6. Il y a des moments où les joueurs adverses doivent être sanctionnés, c'est pour ça qu'ils ont continué jusqu'à la fin du match. » « L’arbitrage, je n’ai rien à dire, vous avez vu par vous-mêmes, a sobrement commenté Rayan Cherki en zone mixte. Il y a eu combien de fautes, il y a eu combien de cartons jaunes ? Ce n’est pas grave. On est en quarts de finale. »
Une qualification dans la douleur acquise grâce à un penalty transformé par Kylian Mbappé. Un penalty qui n’avait évidemment pas été donné dans un premier temps par Ilgiz Tantashev pour une faute sur Désiré Doué, qui s’était fait déjà découper quelques minutes avant sans être récompensé. Heureusement, la VAR est sortie de sa léthargie pour donner ce fameux penalty aux Bleus. Il y a quand même une justice, même si elle a mis du temps à arriver.


















