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« Ça ne me plaît pas trop »… DD prudent sur le statut de favoris des Bleus

Coupe du monde 2026 : « L’important, c’est l’humilité »… Didier Deschamps prudent face au statut de favoris des Bleus

road to USADidier Deschamps était en conférence de presse ce vendredi, au premier jour du rassemblement des Bleus avant le Mondial
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Ne cherchez pas une larmichette qui coule, un peu d’émotion ou la voix qui tremblote. Alors que Didier Deschamps s’apprête à disputer sa dernière compétition avec l’équipe de France après quatorze ans à sa tête, le sélectionneur des Bleus était comme d’habitude ce vendredi, au premier jour du rassemblement des Bleus à Clairefontaine, à deux semaines du début de la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.

Une compétition que son équipe aborde avec une énorme pancarte dans le dos, celle de favoris. Ce que n’aime pas trop notre DD national, qui a toujours peur de ce statut, où la couronne est posée sur la tête avant même que vous ayez mis le pied dans le palais des sacres. « Ce Mondial, je le sens comme un événement majeur, même s’il y en a beaucoup trop (d’attente), chez l’ensemble des supporteurs », a réagi Deschamps.

« Avant de penser tout là-haut… »

« De nous voir déjà le 19 juillet (jour de la finale à New York), ça ne me plaît pas trop, même pas du tout, a lancé l’ancien milieu de terrain des Bleus. On a qu’a pas faire de match et arriver aux Etats-Unis le 15 (juillet). Ce qui est sûr, c’est nos trois adversaires, et notre match de poule. »

Les Bleus commenceront leur phase de poule par le Sénégal, avant d’affronter l’Irak puis la Norvège. « Nos adversaires ont de la qualité. Le Sénégal et la Norvège sont deux très très bonnes nations », a assuré Deschamps en conférence de presse à Clairefontaine, où 18 joueurs se sont retrouvés en fin de matinée. Du coup, pour éviter toute prise de confiance démesurée, il a tenu à prendre tout le monde par la main pour rappeler les fondamentaux :

« Je ne refuse pas le fait qu’on fasse partie des favoris. Il y a légitimement 7-8 équipes qui ont cette ambition. L’ambition, c’est quelque chose d’essentiel. L’important, c’est d’avoir l’humilité. Il suffit un jour de faire un peu moins qu’on le paie cher. Que l’équipe de France, par rapport à ce qu’elle a fait et les joueurs qui composent ce groupe, fasse partie des meilleures équipes, oui. Mais je sais trop bien que, avant de penser tout là-haut, il y a des étapes importantes. »

La petite pique aux autres sélectionneurs

Et ça commence par une petite préparation de douze jours en France, entrecoupée de deux matchs amicaux face à la Côte d’Ivoire et l’Irlande du Nord, où DD répartira les temps de jeu, notamment avec ceux qui disputent la finale de la Ligue des champions (Dembélé, Doué, Barcola, Zaïre-Emery, Hernandez et Saliba) samedi. Avant de s’envoler le 10 juin pour Boston, à six jours du premier match de ce Mondial face au Sénégal.

Ce statut de favori, en dehors des supporteurs et des médias, il est aussi dans la bouche des autres nations. Et c’est quelque chose qui titille un peu notre DD adoré : « Ça arrange pas mal d’autres sélectionneurs : "oh la France, ils ont deux équipes", oui mais il y en qu’une qui jouera. "Eux, ils sont les plus forts", oui comme ça, ils sont plus tranquilles. » Tranquilles jusqu’au moment où il faudra affronter les Bleus.