CAN 2025 : Saïss revient sur la panenka de Brahim Diaz, « je me suis dit : il a pas osé faire ça ? »
couteau dans la plaie•Romain Saïss est revenu sur la panenka ratée de Brahim Diaz à la fin de la finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal, qui a coûté très cher aux Lions de l’AtlasW.P.
Deux mois après la finale perdue de la Coupe d'Afrique des nations 2025 contre le Sénégal, un sentiment de « vide » habite toujours le Marocain Romain Saïss. Dans une interview accordée à Colinterview, le défenseur est revenu longuement sur la panenka ratée de son coéquipier Brahim Diaz à la toute fin du temps réglementaire de la rencontre, dans une séquence lunaire qui succédait à une autre, à savoir la désertion momentanée des joueurs sénégalais après l’attribution du penalty au Maroc.
« Je me suis retourné, je me suis pris la tête entre les mains et je me suis dit : ‘'Il n’a pas osé faire ça’', raconte Romain Saïss. Tu peux rater un penalty, en Coupe d’Afrique, en finale, à la fin d’un match. Ça nous est arrivé. Achraf, il a raté un penalty à un moment crucial. On est passé à autre chose. Il a tiré, il a essayé. Ça fait partie du foot. Mais là, quand il [Brahim Diaz] a fait la panenka, j’ai dit : ‘'Tu ne peux pas faire ça maintenant.’' J’en souris là, mais je ne souriais pas sur le coup. »
Brahim Diaz « aurait pu être le héros, mais il a voulu être le super-héros »
Pour cause, l’échec du joueur du Real Madrid a précipité le Maroc dans une prolongation catastrophique marquée par le but décisif de Pape Gueye à la 94e minute. Un but dont le Maroc ne se relèvera pas, alors qu’il aurait pu s’offrir une fin heureuse et facile.
« Ça fait 50 ans que tu n’as pas gagné une CAN (en 1976), ça faisait plus de 20 ans que tu n’avais pas fait une finale, tu es à la maison… Je pensais qu’il allait mettre une praline en plein milieu, merci et au revoir, on soulève le trophée et on rentre chez nous, tout le monde est content et on fait la fête », ajoute l’ancien joueur de Wolverhampton. Et de conclure, un brin philosophe. « Il aurait pu être le héros, mais il a voulu être le super-héros. » Il n’a été ni l’un, ni l’autre.



















