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Onze joueurs arrêtés en Turquie dans l’affaire des matchs truqués

Turquie : Onze joueurs pros placés en détention dans l’affaire des paris illégaux et des matchs truqués

COUP DE FILETLa police turque poursuit son coup de filet géant dans l’affaire des paris illégaux et personne n’y échappe ou presque
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’affaire des paris truqués en Turquie n’en finit plus de faire des ravages. Un tribunal d’Istanbul a ordonné lundi le placement en détention provisoire de onze footballeurs de première et deuxième divisions turque accusés pour neuf d’entre eux d’avoir parié sur des matchs de leur propre équipe, ont rapporté les médias turcs.

Parmi les cinq joueurs de première division inculpés figurent Metehan Baltaci, défenseur de Galatasaray, Alassane Ndao, ailier sénégalais de Konyaspor, et Mert Hakan Yandas, milieu de terrain de Fenerbahçe, accusé lui d’avoir parié sur des rencontres via une tierce personne.

Les joueurs/tricheurs tombent comme des mouches

Les juges ont ordonné le placement en détention provisoire de neuf autres suspects, dont les présidents de deux clubs de troisième division accusés de s’être entendus sur le résultat d’une rencontre lors de la saison 2023-2024. Dix-neuf suspects ont eux été remis en liberté sous contrôle judiciaire, parmi lesquels quatre joueurs de Süper Lig, la première division turque.

Une quarantaine de personnes avaient été arrêtées au total la semaine dernière dans le cadre d’une vaste enquête du parquet d’Istanbul sur des soupçons de paris illégaux et de matchs truqués. Ces investigations, qui secouent le football turc, ont déjà conduit à l’incarcération début novembre de six arbitres turcs et du président d’Eyüspor, un club de première division.

La Fédération turque de football (TFF) a également révoqué le mois dernier près de 150 arbitres qu’elle accusait de parier activement sur des rencontres. La TFF, qui dit vouloir « nettoyer le football turc », a pour ce même motif infligé à 25 joueurs de première division et près de 1.000 autres évoluant en deuxième, troisième et quatrième divisions des peines de suspension allant jusqu’à douze mois.