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Mourinho charge « le système » du foot turc après la victoire de Fenerbahçe

Turquie : « On va essayer de me faire taire », José Mourinho charge « le système » après la victoire de Fenerbahçe

footballLe coach portugais estime avoir été (encore) lésé dimanche contre Trabzonspor malgré la victoire de Fenerbahçe, et il l’a fait savoir à sa manière
Nicolas Camus

N.C.

On appelle ça un match épique. Dimanche, lors de 10e journée du championnat de Turquie, Fenerbahçe s’est imposé sur la pelouse de Trabzonspor (2-3) grâce à un but de Sofyan Amrabat à la… 90e+ 12. Les visiteurs étaient menés 2 buts à 1 à un quart de la fin, après avoir encaissé deux penalties, et ce succès arraché au fin fond des arrêts de jeu a été célébré avec toute l’exubérance dont il est capable par le coach du Fener, José Mourinho.

Quelques minutes plus tard, le Portugais est revenu au micro de beIN Sports Turquie sur le pourquoi de cette célébration un poil exagérée. L’éternelle histoire du « seul contre tous », que le Mou maîtrise à merveille.

« C’est pire que ce qu’on m’avait dit »

« L’homme du match a été l’arbitre-vidéo. On ne l’a pas vu mais il a été le vrai arbitre, celui sur le terrain n’a été qu’un petit garçon, a attaqué Mourinho. Je parle au nom de tous les fans du football turc. On ne veut plus de lui. On ne veut plus de lui sur le terrain mais on veut encore moins de lui à la vidéo. On m’avait prévenu de ce qui m’attendait avant mon arrivée, mais c’est pire que ce qu’on m’avait dit. »

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Le coach portugais ne s’est pas arrêté là, chargeant ensuite les instances du football turc dans leur globalité. « L’arbitre vidéo a vu les deux penalties contre nous, mais quand il fallait en donner un pour nous, il prenait le thé ? On combat nos adversaires, mais aussi le système, a-t-il asséné. La Turquie n’est pas mon pays, ça me touche parce que c’est mon job, mon club, mais vous [les Turcs] devriez vous en soucier. Vous devriez en parler, pas moi. Vous devriez dénoncer ce qui se passe ici année après année. je vais être celui que le système va essayer de faire taire, mais nous, on est propres. »

Des propos qui font déjà beaucoup parler et qui ne resteront certainement pas sans conséquences. Mais peut-être pas dans le sens espéré par l’entraîneur portugais.