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Quatre candidats retenus pour le rachat des Girondins de Bordeaux

Girondins de Bordeaux : Quatre candidats retenus pour le rachat du club

FOOTBALLLa banque d’affaires Rotchschild a fait un premier tri parmi les potentiels repreneurs
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • Après l’étude des lettres d’intention des différents candidats, la banque Rothschild a retenu quatre potentiels repreneurs pour les Girondins de Bordeaux.
  • Ces derniers ont maintenant accès à toutes les données financières du club afin de pouvoir affiner leur offre.
  • Les projets de Didier Quillot et du duo Rigo-Williams ont été retenus. Deux autres restent inconnus à ce jour.

C’est une étape très importante du processus de vente des Girondins de Bordeaux. Après le dépôt des lettres d’intention des différents candidats au rachat du club, la banque d’affaires Rothschild a fait un premier tri parmi les potentiels repreneurs. Le FCGB annonce ce mercredi matin que « quatre d’entre eux ont été retenus » à ce stade et ont désormais accès à la data room des Marine et Blanc, c’est-à-dire à toutes les données financières sur le club. Cela va « leur permettre de formuler une offre ferme dans le courant du mois de juin », précise le club. La deadline devrait se situer autour du 20 juin mais cela pourrait aller beaucoup plus vite.

Alors qui sont ces candidats ? A l’instant T, deux sont connus publiquement. Il s’agit tout d’abord du projet porté par Didier Quillot, l’ancien directeur général de la Ligue de football professionnelle comme l’explique L'Equipe. Il est soutenu par des investisseurs français et anglo-saxons. Il aurait les faveurs de King Street, le fonds d’investissement américain propriétaire des Girondins mais pas ceux des édiles et encore moins des supporteurs. Le deuxième dossier retenu est celui du duo Pascal Rigo et John Williams. L’homme d’affaires bordelais qui a fait fortune aux Etats-Unis et l’actuel directeur sportif d’Amiens, qui représente des investisseurs américains et français, ont fusionné leur projet. Ils finalisent en ce moment le montage financier afin de faire une offre bien plus conséquente que la première selon les informations de 20 Minutes. Ils ont de leur côté les faveurs des politiques locaux et des supporteurs avec notamment la présence de Stéphane Martin, ancien président du club dans leur équipe.

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Fievert écarté, la rumeur Friedkin

Les deux autres candidats restent pour le moment inconnu. Un doute subsiste sur le projet porté par Ravy Truchot. Cet homme d’affaires français, implanté dans le football avec son groupe StriveFootball, avait lui aussi envoyé une lettre d’intention mais mardi soir il n’avait pas eu de retour de Rothschild. Il y a au moins un dossier qui reste donc aujourd’hui totalement inconnu voire deux. Un nouveau candidat pourrait bientôt communiquer sur son projet selon les informations de 20 Minutes. Sans savoir s’il s’agit de ce dossier, une rumeur fait état depuis plusieurs jours d’un possible intérêt du groupe Friedkin. Son propriétaire, Dan Friedkin, est à la tête d’une holding regroupant une douzaine d’entreprises présentes dans la vente d’automobiles ou l’hôtellerie. Sa fortune personnelle est estimée à 3,6 milliards de dollars selon le magazine Forbes. Ce groupe américain a racheté en août dernier l’AS Roma pour près de 600 millions d’euros. Les prochaines heures diront s’il s’agit plus que d’une rumeur.

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En revanche, une chose est sûre, le dossier de Bruno Fievet n’ira pas plus loin. Il a été recalé par Rothschild. L’entrepreneur bordelais, installé en Suisse, « ne disposait pas d’assez de fonds propres », rapporte Sud Ouest. Cette vente des Girondins tourne en tout cas au feuilleton depuis la mise sous protection du tribunal de commerce de Bordeaux du club et la nomination d’un mandataire ad hoc pour restructurer la dette. Une situation que regrette un proche du dossier : « Personne ne connaît vraiment les critères de réussite et les différents candidats. Oui, c’est une vente entre deux entreprises privées mais l’attitude de King Street est très louche. Qu’ils assument le fait de faire le deal de leur côté et qu’ils arrêtent de prendre les autres pour des cons. Là, on a l’impression que tout est biaisé et qu’ils ont déjà choisi depuis longtemps qui allait reprendre le club. La procédure n’a pas l’air très démocratique et loyal au final. »