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PSG-FC Nantes : « Il n’y a pas d’excuses »... Paris a de moins en moins la gueule d’un champion de France en puissance
FOOTBALL•Défaits par Nantes au Parc des Princes dimanche, les Parisiens ont affiché un niveau de jeu catastrophiqueAymeric Le Gall
L'essentiel
- Paris a raté l’occasion de remonter sur le trône de Ligue 1 après sa défaite (2-1) contre une équipe de Nantes 19e au coup d’envoi.
- Le niveau de jeu et l’état d’esprit affichés par les hommes de Mauricio Pochettino dimanche ont de quoi inquiéter les supporters dans l’optique du titre en fin de saison.
Au Parc des Princes,
Concurrents directs du PSG dans la course au titre, Lyon, Monaco et Lille avaient mis le couvert et servi le repas aux Parisiens en n’accrochant chacun qu’un seul petit point ce week-end. Il n’y avait plus qu’à se mettre à table et à déguster. Au lieu de ça, les hommes de Pochettino ont préféré saloper le dîner et tout envoyer valser.
En s’inclinant (2-1) à domicile dimanche soir contre Nantes, 19e de Ligue 1 au coup d’envoi, les champions de France en titre se sont autosabordés au plus mauvais moment d’une fin de saison qui va certainement se jouer à moins que rien. Et il n’est pas interdit désormais de s’interroger sur la capacité de cette équipe à aller chercher le Graal en fin de saison. D’autant que ce qui arrive dans le pare-brise a de quoi faire suer : un déplacement à Lyon la semaine prochaine et la réception de Lille la suivante.
Le vide absolu, encore une fois
« Ce n’est pas possible de perdre là, a lâché un Danilo Pereira totalement désabusé au micro de Canal + après le match. On fait une bonne première période. Sur la deuxième, on met moins d’intensité. C’est difficile d’analyser ce qui s’est passé. » Difficile, vraiment ? Oui et non mon adjudant. A aucun moment Paris n’a abordé cette rencontre avec l’état d’esprit qu’un tel enjeu - la 1ère place - exigeait, se contentant de jouer à la baballe jusqu’à légalisation nantaise de Kolo Muani, après une passe en retrait cadeau de Mbappé.
A 1-1, on n’a pas senti ne serait-ce que le début du commencement d’un sentiment de révolte, comme si les Parisiens se disaient que, bon, quand même, c’est Nantes en face quoi. « Après l’égalisation, le match est devenu plus ouvert. On a souffert, on a eu du mal. On n’a pas été suffisamment costauds pour gagner. C’était un match difficile », constatait froidement Mauricio Pochettino en conférence de presse après la défaite. Le match de mercredi a tapé dans les réserves selon lui. « Après un match de Ligue des champions, il y a une grosse dépense d’énergie physique et mentale. Dans un match physiquement difficile comme aujourd’hui, ça se voit qu’on a eu du mal. »
Si l’excuse du coup de bambou est parfaitement recevable, quatre jours seulement après un 8e de finale très coûteux en carburant, c’est plutôt ce que (ne) dégage (pas) collectivement cette équipe qui est préoccupant. Pendant 90 minutes, pas de combinaisons, peu de mouvement, zéro fluidité, rien, que tchi. Comme si les joueurs venaient de faire connaissance sur une plage de Pornichet en plein mois d’août et avaient décidé de se taper un petit foot, comme ça, pour le fun. On exagère si peu…
Paris n’a aucune excuse
On en viendrait presque à se demander si la démonstration de force du Camp Nou ne serait pas à ranger au rayon des coups d’un soir finalement. Pourtant, l’arrivée de Pochettino avait laissé entrevoir certains changements notables, notamment sur le plan de la combativité. Mercredi, même les habituels tauliers (on ne compte pas Keylor Navas, qui n’a pas dû passer à côté d’un match depuis la naissance de l’imprimerie) comme Verratti ou Marquinhos, coupable sur les deux buts nantais, ont failli dans leur mission.
« Ces défaites [avec celles contre Lorient et Monaco en février] sont inexplicables, a avancé l’ancien manager des Spurs. Quand on perd un match comme ça, il n’y a pas d’excuses, il faut juste faire notre mea culpa et assumer nos responsabilités. » A ce sujet, Pochettino risque de ne pas passer à travers les gouttes ce coup-ci. Après avoir souvent visé juste dans ses choix, l’Argentin a toussoté. Qu’est-ce qui lui a pris par exemple d’aligner Mbappé seul en pointe à la place de Mauro Icardi ? La trop faible influence du Français à ce poste ne date pourtant pas d’hier.
S’il admet que « la tâche va être plus difficile maintenant » pour aller chercher le titre, l’ex de l’Espanyol rappelle qu’il reste encore « beaucoup de matchs. » Oui, neuf, presque comme le nombre de défaites du PSG cette saison (7). « Si on veut être champions, conclut Pochettino, nous devrons gagner tous nos matchs d’ici la fin, à commencer par dimanche à Lyon ». On a déjà hâte d’y être.


















