Equipe de France : « Je n’oublierai jamais »… Deschamps n’a toujours pas digéré les attaques de Benzema avant l’Euro 2016

FOOTBALL Le sélectionneur tricolore est revenu sur les propos de Benzema, qui avait déclaré que Deschamps avait « cédé sous la pression d’une partie raciste de la France »

A.L.G. avec AFP

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Deschamps n'est pas prêt de pardonner à Benzema.
Deschamps n'est pas prêt de pardonner à Benzema. — FRANCK FIFE / AFP

Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps, accusé par Karim Benzema d’avoir cédé à « une partie raciste de la France » après sa non-sélection à l’Euro 2016, n’oubliera « jamais » cet épisode qui a laissé une « trace » douloureuse, a-t-il dit samedi sur RTL. L’actuel attaquant du Real Madrid n’a plus été appelé chez les Bleus depuis sa mise en examen fin 2015 dans l’affaire du chantage à la sextape exercé sur Mathieu Valbuena, pour laquelle il a récemment été renvoyé en correctionnelle.

« Deschamps a cédé sous la pression d’une partie raciste de la France », avait accusé Benzema le 1er juin 2016 dans la presse espagnole, deux jours avant que la résidence bretonne du sélectionneur soit vandalisée, avec un tag le traitant de « raciste ». « C’est une trace. Même si avec le temps ça s’apaise un peu, je ne peux pas oublier. Ce n’est pas lié qu’à Karim Benzema. Il y a des déclarations d’autres personnes aussi qui ont amené à ce fait violent et qui touchent à ma famille », a raconté Deschamps samedi sur RTL.

« On ne peut pas oublier »

Le patron des champions du monde 2018 assure accepter toutes les critiques sur ses « choix de sélectionneur » mais « là, ça franchit la ligne blanche. Ça touche mon nom, ma famille. Pour moi, c’est inacceptable », a tonné Deschamps​. « Tenir certains propos, ça amène forcément à une agressivité verbale ou physique. J’en subis les conséquences. On ne peut pas oublier. Je ne peux pas oublier. Je n’oublierai jamais », a-t-il asséné ensuite.

A la veille de l’Euro-2016, Eric Cantona avait déclaré dans un quotidien britannique que Benzema et Hatem Ben Arfa n’étaient pas sélectionnés en raison de leurs origines. En décembre dernier, la plainte de Deschamps pour diffamation a été déclarée nulle pour des raisons de procédure, mais le sélectionneur devait faire appel, selon son avocat.