Ligue des champions : Le Real Madrid gagne sa « finale » face à l’Inter Milan et se dégage la voie

FOOTBALL Comme d'habitude, les joueurs de Zidane ont gagné le match qu'il fallait alors qu'ils étaient dos au mur

N.C. avec AFP

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Rodrygo a inscrit le second but du Real Madrid face à l'Inter Milan, le 25 novembre 2020.
Rodrygo a inscrit le second but du Real Madrid face à l'Inter Milan, le 25 novembre 2020. — Marco Alpozzi/AP/SIPA

Le Real Madrid de Zinédine Zidane gagne toujours le match qu’il faut. Surtout en Ligue des champions. Dos au mur, les Madrilènes ont surclassé (2-0) à San Siro une équipe de l’Inter Milan trahie par ses nerfs et désormais lâchée dans la course aux 8e de finales. Une ouverture du score ultra-rapide sur penalty de Hazard (7e) et l’expulsion du Milanais Arturo Vidal, à la demi-heure de jeu ont rapidement mis les Madrilènes sur orbite. Et surtout souligné les limites actuelles de l’équipe d’Antonio Conte, pas encore éliminée mathématiquement, mais totalement dépassée, même à onze contre onze.

Visiblement davantage inspirés par Diego Maradona, dont le portrait a été affiché sur l’écran géant de San Siro pendant la minute de silence en sa mémoire, les Madrilènes ont eu la mainmise sur le jeu et le rythme dans un match que Zidane comme Conte avaient qualifié de « finale ». Avec les deux victoires face aux Milanais, les Merengues ont chassé les doutes nés de débuts ratés (défaite à domicile contre le Shakhtar Donetsk puis nul face à Mönchengladbach) et semblent désormais bien partis pour prolonger leurs bonnes habitudes en Ligue des champions : le Real a toujours réussi à se qualifier depuis 1997.

Le craquage de Vidal

Parfois quelconques et bousculés en championnat, ils montrent surtout qu’ils savent toujours être présents dans les matchs qui comptent, comme face à Barcelone en Liga. Malgré l’absence des cadres Karim Benzema et Sergio Ramos, auteurs de deux des trois buts madrilènes du match aller (3-2), le Real Madrid a rapidement mis le pied sur le ballon. « On nous disait qu’on ne gagnait pas en Ligue des champions sans Sergio Ramos, et ce soir on l’a fait », a remarqué l’entraîneur madrilène.

L’Inter Milan, qui comptait beaucoup sur le retour en pointe de Romelu Lukaku, absent à l’aller sur blessure, restait elle bien peu dangereuse. La soirée déjà compliquée allait virer au cauchemar pour l’Inter peu après la demi-heure : Vidal réclamait avec véhémence un penalty mais l’ex-Barcelonais n’obtenait en retour que deux cartons jaunes consécutifs – synonymes d’exclusion – pour avoir défié l’arbitre.

L’Inter doit espérer un miracle

Cette défaite risque de laisser des traces à l'Inter Milan. Les hommes d’Antonio Conte vont devoir retrouver leurs nerfs pour espérer gagner leurs deux derniers matchs : une condition sine qua non pour espérer éviter une troisième élimination consécutive en phase de poules. « La différence s’est vue entre eux et nous. Cela ne doit pas nous abattre mais nous montrer le chemin à parcourir », a estimé Conte, qui n’a pas voulu s’appesantir sur l’exclusion de Vidal même si, « laisser une équipe à dix à la 30e minute, c’est la tuer ».