Barça-Real Madrid : « Dans les situations extrêmes, il trouve toujours l'éclaircie »… Zidane salué après sa victoire dans le Clasico

FOOTBALL Le coach français s'est offert de la tranquillité en menant le Real à la victoire au Camp Nou, samedi

Nicolas Camus

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Le Real Madrid de Zidane a remporté le Clasico face au Barça, le 24 octobre 2020.
Le Real Madrid de Zidane a remporté le Clasico face au Barça, le 24 octobre 2020. — Joan Monfort/AP/SIPA
  • Le Real Madrid a battu le FC Barcelone lors du choc de la Liga, samedi. 
  • Sous pression après deux défaites d'affilée à domicile, Zinédine Zidane a fait taire les critiques et ceux qui commençaient à se demander s'il fallait le garder sur le banc. 
  • Cet art de réagir quand ça va mal est une vraie habitude chez l'entraîneur français, régulièrement visé lors de son premier passage sur le banc et depuis qu'il a repris l'équipe en mars 2019. 

Il a beau répéter quand il éteint les incendies qu’il n’est « pas là pour fermer des bouches », Zinédine Zidane n’en est pas moins un maître en la matière. A chaque fois que les dirigeants et les médias commencent à installer l’échafaud – une habitude qui ressurgit à chaque défaite ou presque au Real Madrid –, le coach français trouve le moyen de se sauver. Affaibli par deux vilaines défaites d’affilée à domicile, contre Cadix (0-1) puis le Shakhtar Donetsk (2-3), il a vu son équipe s’offrir le Barça (1-3) samedi soir au Camp Nou. Et quelques semaines de tranquillité.

Après la rencontre, Zizou  n’en a pas fait des caisses sur son cas personnel. Une habitude dans sa communication. Il endosse tout quand ça va mal et parle de son équipe quand ça sourit. « Après tout ce qui a été dit cette semaine, je me réjouis pour les joueurs, a-t-il simplement déclaré. Après le but de Luka (Modric), j’ai vu toute l’équipe se réunir, je suis vraiment content pour eux. On peut profiter de ce que l’on a fait. »

« Le Real se relève toujours »

Leader de la Liga ce dimanche matin, en attendant le résultat de Villarreal et de la Real Sociedad (qui peuvent repasser devant mais qui comptent un match en plus), Zidane, qui peut s’enorgueillir de ne toujours pas avoir perdu en six confrontations contre l’ennemi catalan, va pouvoir préparer sereinement le déplacement sur la pelouse du Borussia Mönchengladbach pour la deuxième journée de Ligue des champions, mardi.

En attendant, les journaux madrilènes Marca et As, toujours prompts à s’emballer d’un côté comme de l’autre, saluent la manière avec laquelle le Français traverse les tempêtes. « Dans les situations extrêmes, comme quand il était joueur, il trouve toujours l’éclaircie. Zizou a serré ses joueurs dans ses bras et ils lui ont répondu. Ce n’est pas la première fois que le Marseillais fait un écart et ramène la voiture sur la route », écrit As, qui souligne en une que « le Real se relève toujours ».

La Une du journal As du 25 octobre 2020.
La Une du journal As du 25 octobre 2020. - As

Marca, de son côté, liste les sept clés qui ont permis au Real de l’emporter chez son rival. La plus déterminante selon le quotidien : le retour de Sergio Ramos. Sorti en cours de match face à Cadix, le capitaine madrilène n’était pas là en C1. Sans lui, l’équipe n’est pas la même. Cela vaut surtout pour Raphaël Varane, d’une fébrilité inquiétante dès que le taulier n’est pas à ses côtés.

« Il a été le boss du moment où il est monté dans le bus jusqu’à ce qu’il quitte le stade, faisant de Varane un défenseur central spectaculaire, mangeant les attaquants de Barcelone un par un et provoquant un penalty, qu’il a transformé lui-même… Il fait tout bien et avec une faim féroce », écrit Marca.

La pression est sur Koeman, maintenant

« On sait ce que représente Sergio pour nous, et pas seulement comme joueur, a ajouté ZZ. Pour toute l’équipe, pour cette énergie qu’il apporte toujours sur le terrain. On le voudra toujours dans notre équipe. » « J’ai toujours dit que peu importe comment on arrive à un clasico, ce match est hors-norme. Il donne de la motivation en plus, c’est un match unique au monde, on l’a abordé avec une envie énorme, a débriefé l’intéressé. L’équipe a montré de l’engagement et a prouvé que les critiques ne nous atteignent pas. »

L’importance du patron a son pendant négatif. « Quand il n’est pas là, l’équipe s’effondre », observe Marca. C’est vrai. Mais le temps n’est pas à la prise de tête pour Zidane. Ça, il le laisse à son homologue barcelonais Ronald Koeman, empêtré à la 12e place du championnat avec déjà deux défaites en cinq matchs et qui ne sait toujours pas quoi faire d’ Antoine Griezmann. Samedi, le Français est entré à la 81e minute, alors que le Barça était mené depuis l’heure de jeu. Il est un problème à régler pour le Néerlandais, mais il n’est pas le seul. La presse catalane ne manquera pas de lui faire comprendre. Chacun son tour.