PSG-OL : Comme à Nantes, la défense du PSG s'est plombée toute seule comme une grande

FOOTBALL Comme à la Beaujoire quelques jours plus tôt, le PSG s'est relâché à un moment où il semblait maîtriser totalement son match

Aymeric Le Gall

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Le debrief express de PSG-OL — 20 Minutes
  • Alors qu'il menait le plus tranquillement du monde contre Lyon, le PSG a laissé son adversaire revenir dans le match en seconde période. 
  • En l'absence de la charnière Thiago Silva-Marquinhos, le duo Kimpembe-Kehrer est loin de rassurer tout le monde. 

Au Parc des Princes,

Petite colle (niveau facile) : quel est le point commun entre le match de L1 du PSG contre Nantes (2-1) mardi soir et celui de dimanche, face à l’Olympique lyonnais (4-2) ? Il y en a deux en fait. Le premier, c’est que Paris a une fâcheuse tendance à relancer ses adversaires alors que le match semble plié. A la Beaujoire, les Parisiens se sont offert une fin de rencontre à frissons alors que tout allait pour le mieux à 2-0.

Au Parc, rebelote avec deux buts lyonnais encaissés en sept minutes quand l’équipe menait 3-0 et semblait se diriger vers la traditionnelle raclée maison. Le deuxième, c’est qu’à chaque fois que ce scénario s’est produit, c’était avec la même défense Kurzawa – Kimpembe – Kehrer – Meunier. Coïncidence ? On ne mange pas de ce pain-là.

Kimpembe-Kehrer, ça coince (encore)

Les quatre de derrière ne sont peut-être pas les seuls responsables (coucou Navas pour ces gants en mousse sur le pion de Terrier, coucou la perte de balle de Draxler sur le deuxième but lyonnais), mais au moins la moitié d’entre eux sont impliqués sur le come-back lyonnais. A commencer par Kimpembe, déjà coupable d’une talonnade suicidaire à Nantes pour le retour des Canaris, le champion du monde a décidément du mal à sortir la tête du seau dans laquelle elle est immergée depuis le début de la saison. Absent au duel sur le but de Terrier, l’ambianceur de Russie s’est ensuite fait manger à la course par Toko-Ekambi avec, comme résultat, le but de Dembélé pour le retour à 3-2.

De son côté, si Thilo Kehrer avait montré des signes encourageants, on pense notamment à ce super retour dans les pieds de Dembélé en première période, l’Allemand est cependant très léger sur les deux buts de l’OL. Privé une nouvelle fois de sa charnière centrale Thiago Silva-Marquinhos, Thomas Tuchel a donc dû reconduire les deux habituels remplaçants. Des remplaçants qu’il n’a d’ailleurs pas voulu enfoncer : « On n’a pas serré les espaces assez vite, assez fort. Les choses ne sont jamais finies. On peut trouver des choses à redire, on joue beaucoup, on commet des erreurs. Mais je ne suis pas sûr que c’est le moment d’être trop critique. L’équipe a fait super bien sans Ney, sans Marqui ni Thiago Silva. » Et sans Bernat, même si Kurzawa n’a pas été scandaleux dimanche soir.

Les Parisiens ne dramatisent pas

Seul Parisien à passer faire un coucou en zone mixte après le match, Marco Verratti a marché dans les pas de son coach. L’équipe s’est relâchée, ok, mais il n’y a pas non plus péril en la demeure. « On a raté des ballons faciles et contre une équipe contre Lyon ça se paye tout de suite. On doit faire attention à ça, ce sont des choses qui ne doivent pas arriver. Après, ça a duré seulement 15 minutes et après on s’est repris, a voulu relativiser l’Italien. Ça fait 15 matchs qu’on joue et qu’on gagne, bon… Là on parle de 15 minutes de flottement. Ça peut arriver. Mais on va travailler pour ne pas répéter ça. »

Pour Tuchel, le passage à vide entre le 3-0 et le 3-2 s'est joué dans les têtes. « Après le troisième but, on a peut-être pensé que c’était fini, mais ce n’est jamais fini, a-t-il prévenu avant de calmer le jeu. On a montré une bonne réaction pour marquer un quatrième but extraordinaire et contrôler à nouveau le match. Nous avons été la meilleure équipe même s’il y a des choses à améliorer. Mais il faut dire qu’on continue à gagner, gagner… Pour moi, c’est plutôt mental, le relâchement après le 3-0. » Rien de grave donc à en croire les Parisiens, même si les nuits de Tuchel seront probablement plus paisibles quand ses deux tauliers seront à nouveau sur pied. Dortmund se joue le 18 février, le compte à rebours est lancé.