Brest-Bordeaux : « On est les rois des cons ! », l’énorme coup de gueule de Benoît Costil

FOOTBALL Le nouveau match nul concédé à Brest (1-1) en supériorité numérique a rendu furieux le gardien de but et capitaine bordelais

Clément Carpentier

— 

Benoît Costil, le gardien des Girondins de Bordeaux.
Benoît Costil, le gardien des Girondins de Bordeaux. — NICOLAS TUCAT / AFP
  • Les Girondins ont été rattrapés dans les dernières minutes par Brest (1-1) alors qu’ils étaient en supériorité numérique sur le terrain.
  • Ce nouveau match nul a rendu fou le capitaine de l’équipe, Benoît Costil, à la fin de la rencontre.
  • Les Bordelais restent dans le ventre mou de la Ligue 1 à quatre points des places pour les compétitions européennes.

Les Girondins avaient tout pour eux à Brest. Le score (1-0 avec un but de Hwang en première mi-temps), un Costil des grands soirs qui arrête un penalty, en supériorité numérique après l’expulsion du Breton Castelletto à la 68e minute de jeu et même un arbitre pas très regardant sur des situations plus que litigieuses dans leur surface. Malgré tout ça, les joueurs de Paulo Sousa ont trouvé le moyen de se faire égaliser en fin de match et, cerise sur le gâteau, sur un but contre son camp du défenseur suisse Loris Benito.

Un scénario qui a rendu fou un homme sur le terrain. Un seul. D’ailleurs, c’est peut-être ça le plus inquiétant pour les Marine et Blanc. Ce joueur, c’est le capitaine et gardien de l’équipe : Benoît Costil. Il est tout d'abord sorti de ses gonds à plusieurs reprises pour réveiller son équipe avant l’égalisation. Et au coup de sifflet final, il n’a pas pu retenir sa rage au micro de beIN Sports :

« On a été stupide, on a été sanctionné. A un moment donné, il faut qu’on se rende compte des choses. En cas de victoire ce soir où on a le match en main, on revient dans le bon wagon. Et nous non ! On est en supériorité numérique mais on est dans le confort, on n’en fait pas plus, on pense que le match est acquis… Eh bien, on est sanctionné car quand on n’est pas à 200 %, on est une petite équipe tout simplement. On s’est fait punir, c’est notre faute. On est les rois des cons ce soir ! »

Sousa, Costil et De Préville ont pris la parole dans le vestiaire

Au moins, ça a le mérite d’être clair. Très clair ! Si les Girondins poursuivent leur série de trois matchs sans défaite et qu’ils restent à quatre points des places européennes, c’est une nouvelle immense déception pour Benoît Costil alors que son équipe n’arrive pas à sortir du ventre mou de la Ligue 1 (12e). Une colère qui s’explique aussi par le nombre incroyable d’occasions manquées par les Bordelais face au Stade Brestois.

L’international français, toujours aussi furieux, en a remis une couche dans le vestiaire alors que Paulo Sousa et Nicolas De Préville ont aussi pris la parole pour rappeler quelques fondamentaux, selon nos informations. L’entraîneur portugais avait l’air désabusé après le match : « Je ne peux pas être content. Je vois des joueurs très détendus par moments sur le terrain. J’essaie de continuer à éduquer les joueurs à la culture de la gagne mais on a besoin de temps et peut-être d’autres joueurs différents. »

Ce n’est pas la première fois qu’il parle d’éduquer ses joueurs mais les leçons ne semblent pas toujours assimilées. Certains vont vite devoir se remettre en question et écouter Paulo Sousa. Dès samedi à Metz, il aura un premier examen…