PSG-Monaco: Les Monégasques arrachent un nul logique après un match complètement foufou

FOOTBALL Les Monégasques ont fait forte impression en venant arracher le point du nul au Parc des Princes dimanche soir

Aymeric Le Gall

— 

Le PSG et Monaco ont fait match nul (3-3) au Parc dimanche soir.
Le PSG et Monaco ont fait match nul (3-3) au Parc dimanche soir. — Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Au Parc des Princes,

On a eu droit à un vrai choc dimanche soir au Parc des Princes avec deux équipes joueuses, des buts, des rebondissements et du suspense de bout en bout. A l'arrivée le match nul (3-3) est logique au vu de la très belle perf monégasque, qui n’aurait vraiment pas mérité de perdre cette rencontre de clôture de la 20e journée de Ligue 1.

PSG-Monaco c’est la Champions League. On a craint pour l’intérêt de ce match que le PSG nous fasse une Sainté bis, avec enfilade de pions et compotée d’humiliation, mais le (joli) premier but de Neymar d’entrée de jeu a finalement eu le mérite de secouer une équipe monégasque résolument offensive sur le papier. En cinq grosses minutes, les hommes de Robert Moreno ont retourné le match (1-2) grâce à une ligne d’attaque on fire. Et si le PSG a lui aussi réalisé sa petite remontada personnelle pour reprendre les devants avant la pause, il peut remercier Keylor Navas, irréprochable dimanche.

Un 4-4-2 à peaufiner. On a eu la confirmation que le nouveau 4-4-2 pornographique du PSG avec ses « Quatre Fantastiques » devant n’était peut-être pas la solution idéale quand il joue une équipe qui tripote bien le ballon. Autant ça passe crème contre Amiens, Linas-Montlhéry ou les plots stéphanois, autant quand il y a du répondant en face, la défense du PSG se retrouve seule au monde. La faute entre autres aux quatre pimpins de l’attaque, pas franchement décidés à faire les efforts dans le repli défensif. A corriger sous peine de prendre le tarif en contre face à Dortmund en Coupe d’Europe.

Ce Monaco-là a de l’avenir. Il a parfois fallu se pincer très fort pour se persuader que l’équipe que nous avions devant les yeux était bien celle qui, cette saison, nous a habitués à plus de bouillie que de homard. Dimanche, l' ASM a regardé le PSG dans les yeux – se rappelant aux bons souvenirs de la saison du titre – et l’égalisation de Slimani en deuxième période n’était que justice tellement les Monégasques ont fait jeu égal avec Paris. Possiblement l’une des équipes frissons de cette deuxième partie de saison.