PSG : Thomas Tuchel « ne veut pas d’une atmosphère avec la peur de perdre »
FOOTBALL•Le coach allemand est conscient que son équipe est dans le dur actuellementN.C.
On peut toujours espérer que, à l’inverse des années précédentes, les difficultés de novembre-décembre augurent d’un printemps en pleine bourre pour le PSG. Reste que pour le moment, les Parisiens patinent sévère, comme l’ont montré le nul miraculeux de Bernabeu et la petite victoire face à Nantes, mercredi. Thomas Tuchel semble un peu paumé, d’ailleurs, face à cette équipe qu’il peine à reconnaître depuis son banc.
« Nous sommes dans une phase où on ne joue pas notre meilleur style. Les choses ne sont pas trop faciles pour nous, a remarqué le coach allemand ce vendredi, à la veille d’un déplacement compliqué à Montpellier. C’est difficile de se créer beaucoup d’occasions, de jouer un peu plus fluide. Il y a des raisons, mais je ne veux pas trop en parler. »
« Des idées pour améliorer les choses »
Relancés sur le pourquoi du comment, tout de même, Tuchel a juste ajouté qu’il « n’y a pas seulement une raison ». « C’est un peu bizarre parce que depuis trois semaines on s’entraîne avec beaucoup de qualité et d’intensité. Désormais, nous avons 23 joueurs à chaque séance, ça veut dire qu’on a gagné beaucoup en intensité et en qualité. Seulement, on ne le montre pas dans les matchs. »
Pas de panique toutefois, ça va revenir, c’est sûr. L’ancien coach du Borussia ne veut pas tomber dans la sinistrose. « C’est nécessaire, aussi, de regarder les choses positives, pas seulement les négatives, a-t-il fait savoir. Je ne veux pas d’une atmosphère avec la peur de perdre. C’est un bon défi de jouer ce match difficile à Montpellier. On a des idées pour améliorer les choses mais je préfère en parler d’abord avec l’équipe. Je reste totalement positif. »
L’un de ses défis, maintenant que tout le monde est sur pied, va être de faire tourner intelligemment son équipe – on en a déjà parlé. Les places sont chères, et les ego très affirmés, surtout en attaque. « Il y a toujours cette question de hiérarchie, mais (il hésite)… Une hiérarchie, normalement, ça peut changer tous les trois jours. Parce que j’analyse les performances, la forme et après on prend une décision. On a des idées pour gérer les situations. »
Alors, faut-il faire jouer la concurrence à plein entre Neymar, Mbappé, Di Maria, Icardi et Cavani ou en rassurer quelques-uns au détriment des autres? Quand tout cela sera tiré au clair, peut-être que le PSG arrivera à jouer à nouveau « de façon très offensive, très fluide avec beaucoup de possession », comme l’aime son entraîneur.



















