Italie : « J'ai dit une bêtise », le président de Brescia revient sur sa sortie polémique au sujet de Balotelli

FOOTBALL Massimo Cellino avait tenu des propos maladroits après les attaques racistes subies par son attaquant à Vérone

A.L.G.

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Balotelli a subi des injures racistes lors d'un match face au Hellas Vérone.
Balotelli a subi des injures racistes lors d'un match face au Hellas Vérone. — Tim Rogers/REX/SIPA

Face au tollé provoqué par sa sortie sur Mario Balotelli, victime de cris racistes sur le terrain de l’Hellas Vérone le 3 novembre dernier, le président de Brescia a tenu à prendre la parole. En marge d’une conférence de presse, Massimo Cellino avait voulu prendre les auteurs de cris à contre-pied en usant de second degré, et avait déclaré « Que se passe-t-il avec Balotelli ? Il se passe qu’il est noir, qu’est-ce que je peux vous dire ? Il travaille à s’éclaircir mais il a beaucoup de difficultés ».

De nombreux observateurs avaient alors crié au racisme, là où il fallait plutôt voir une provocation mal maîtrisée à l’encontre des supporters impliqués dans les cris de singes à l’égard de l’ancien Niçois. « J’ai dit une bêtise, a-t-il admis dans l’émission Le Iene. C’était juste pour dédramatiser la chose, mais c’était un peu trop. »

Cellino est ensuite revenu sur la période compliquée que traverse son joueur, moins de cinq mois après son retour dans son club formateur : « Mario est triste parce qu’il n’arrive pas à bien jouer. Mario, ne pars pas en janvier !, lui a-t-il demandé. Si tu pars, tout le monde sera perdant. Il pourrait nous quitter gratuitement, mais j’espère qu’il restera. »