VIDEO. Italie : « Juste des gens qui essayaient de l’énerver », Vérone nie les cris racistes contre Balotelli

FOOTBALL L'ancien attaquant de l'OM a pourtant clairement été visé par une partie des supporters de Vérone

J.L.

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Mario Balotelli a voulu quitter le terrain avec Brescia.
Mario Balotelli a voulu quitter le terrain avec Brescia. — Tim Rogers/REX/SIPA

Encore un fabuleux épisode de négation de la réalité en Serie A, où les épisodes détestables de chants racistes contre les joueurs de couleur se poursuivent semaine après semaine sans aucune réaction digne de ce nom de la part de la Ligue ou de la fédération.

Cette fois, la palme du mauvais comique revient à Ivan Juric, l’entraîneur de Vérone, qui a joué la partition de celui qui n'a rien vu, rien entendu, après que Balotelli, en visite avec Brescia, a brièvement voulu quitter le terrain en montrant clairement qu’il était visé par des cris de singe venus des tribunes dimanche après-midi.

Nous devons évidemment combattre le racisme mais je ne pense pas que quelque chose se soit passé aujourd’hui. Il n’y a rien eu. J’ai également parlé à l’arbitre, il n’y a pas eu d’acte raciste aujourd’hui. Il y avait juste des gens qui voulaient énerver un grand joueur. Il y a eu des sifflets mais en aucun cas du racisme ».

Des propos incroyablement hors de propos, comme ceux de son président, qui a évoqué « un public ironique mais certainement pas raciste ». Pourtant, au moins une vidéo prise des tribunes laisse clairement entendre des cris de singe, alors que l’arbitre délégué a identifié « seulement une quinzaine de responsables », tandis que le reste de la tribune a applaudi Balotelli.

Le club italien ne devrait donc pas échapper à une amende, sans rien changer au problème de fond, au vu des déclarations des uns et des autres.