VIDEO. Serie A : Balotelli quitte le terrain à cause des cris racistes (mais revient et finit par marquer)

FOOTBALL Certains supporters italiens se sont encore illustrés par leur bêtise crasse

J.L.

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Mario Balotelli, le 21 octobre 2010 lors d'un match contre la Fiorentina.
Mario Balotelli, le 21 octobre 2010 lors d'un match contre la Fiorentina. — Miguel MEDINA / AFP

Nouvel épisode déplorable en Italie, le même semaine après semaine, sans qu'aucun dirigeant ne prenne enfin les décisions qui s'imposent. A croire que c’est du folklore. Mario Balotelli, désormais attaquant de Brescia a disjoncté lors d’un match de championnat sur la pelouse de Vérone, et cette fois, impossible de ne pas être d’accord avec lui.

Visiblement visé par des cris de singe d’une imbécillité inqualifiable depuis le début de la rencontre, l’ancien marseillais a fini par perdre son calme, en prenant le ballon à la main à la réception d’une touche puis en l’envoyant loin dans les tribunes, reprochant clairement leur attitude aux fans adverses. Entouré par plusieurs joueurs adverses qui craignaient sans doute l’arrêt du match puis la défaite sur tapis vert, Balotelli a fini par rester sur la pelouse.

Le match a été interrompu quelques minutes avant qu’un message soit lu par le speaker du stade, indiquant que les joueurs rentreraient aux vestiaires en cas de nouvel incident du même genre. Ce message a été sifflé par une grande partie des spectateurs, mais le match a repris, avec Balotelli. Ce dernier a même marqué en fin de match  d'une superbe frappe enroulée, mais il n’a pu empêcher la défaite de Brescia (2-1).

Le phénomène des cris de singe est récurrent dans les stades italiens​ et, depuis le début de saison, le Belge de l’Inter Milan Romelu Lukaku, l’Ivoirien de l’AC Milan Franck Kessié, le Brésilien de la Fiorentina Dalbert ou l’Anglais de la Sampdoria Gênes Ronaldo Vieira en ont déjà été victimes. Les sanctions contre ces cris racistes sont le plus souvent inexistantes ou dérisoires mais les instances du football italien et plusieurs clubs se sont récemment engagés à la "tolérance zéro" dans ce domaine.